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5 questions à Estelle METAYER (Competia)
Posté par Aref JDEY dans 5 questions le 9 novembre 2009
J’ai le plaisir aujourd’hui d’accueillir Estelle METAYER que j’ai eu l’occasion de la côtoyer à Barcelone lors du Competia Symposium. Elle nous donne sa vision sur les médias sociaux ainsi que sur les pratiques de veille en France.

Petite présentation : profil, métier, centres d’intérêts…
Après l’obtention d’une maîtrise en administration des affaires à Nijenrode aux Pays-Bas, j’ai travaillé en analyse de risque et finance internationale pour la banque hollandaise ING Bank à Varsovie avant de passer au groupe Bouygues. Puis, cap sur Montréal, où je joins McKinsey & Company, une société internationale de conseillers en gestion. Je centre ses énergies sur la planification stratégique, la gestion du changement et l’amélioration des opérations à l’échelle nationale et internationale.
Trois ans plus tard, je deviens directrice de l’analyse stratégique chez CAE Electronics Ltd. (CAE), sous l’autorité immédiate du président. J’y lance le processus de planification stratégique et de veille concurrentielle; à la tête de ce service pendant plus de deux ans, je suis responsable de neuf des différentes gammes de produits de la compagnie. En 1998, je lance Competia. Competia offre des services-conseils et de formation à des clients en Amérique du Nord et en Europe en matière de veille concurrentielle et de planification stratégique. Le site se classe rapidement comme le premier portail mondial dans le domaine de la veille concurrentielle et planification stratégique et reçoit plus de un million de hits par mois. En 1999, un magazine interactif, Competia Online Magazine, est lancé. À la fois portail et revue, Competia Magazine constitue une vaste communauté pour les professionnels de la stratégie. Competia.com permet chaque mois à des milliers d’utilisateurs inscrits dans 96 pays d’avoir accès à une mine de nouvelles ressources, incluant notamment des nouvelles sur les différents secteurs de l’industrie, des conseils professionnels et des outils et techniques pratiques pour les aider à accroître leur efficacité professionnelle. En avril 2000, Estelle remporte le prestigieux prix Arista-Sunlife dans la catégorie Entrepreneur de l’année . Ell est finaliste du prix « femmes de Mérites » du YWCA en 2001, recoit le prix du leadership de la Société de combat contre la Sclérose en 2002. Estelle Métayer a siègé sur le conseil d’administration des Grands ballets Canadiens de Montréal et a siégé au conseil de Jeunesse Canada Monde en 2000-2001.
En 2004, je vends les activites de Competia à la société EBData/Intelegia et depuis je me focalise sur l’accompagnement des dirigeants d’entreprise et des conseils d’administration en planification concurrentielle et stratégique – comme conseillère et conférencière. En particulier, je suis depuis 3 ans Professeur Adjoint à McGill, enseignant avec Prof. Henry Minzberg le programme avancé en leadership, et avec l’Institut des Directeurs Canadiens formant les membres de conseils de directions au Canada.
Je parle le français, l’anglais, l’allemand, l’italien , l’arabe et le néerlandais. Je suis pilote, avec des licences de pilote privé, professionnel et instructeur.
Quels avantages tirer des médias sociaux pour les entreprises ?
Le sujet est vaste, et si vous me la permettez, je vais me concentrer sur les avantages des medias sociaux dans le domaine de la strategie d’entreprise et de l’amelioration de leur positionnement concurrenciel. Je vois a ce stade – mais les outils se développement vite et cela va encore changer – quatre applications directes principales:
1) Analyse approfondie des dirigeants d’une enterprise: les medias sociaux permettent aujourd’hui d’avoir accès à une masse d’information qui leur permet de retracer un profil des dirigeants de sociétés concurrentes par exemple. Avec LinkedIn (www.linkedin) ils peuvent retracer les employés- actuels et passés, leur cheminement de carrière, et les réseaux qu’ils développent (quels consultants, quelles lignes de pensées). Avec les outils tels Socialmention ou 123people ( www.socialmention.com et www.123people.com ) ils peuvent suivre le profil des personnes au travers de leur “présence sociale”: la semaine dernière nous avons trouvé par exemple la liste des souhaits d’un grand dirigeant d’une enterprise pharmaceutique sur Amazon !
2) Suivi des tendances: en identifiant avec beaucoup de soin qui sont les personnes clefs sur le web social qui suivent les tendances (consommateur, technologiques etc…), un analyste en stratégie peut très rapidement suivre ce qui se passé sur son marché – les outils de cartographie de l’information sociale permettent aussi de filtrer cette information
3) Veille clientèle: que l’on soit dans un marché consommateur, ou bien en BtoB, le web social permet de retrace – et être alerté des derniers commentaires des clients, de leur besoins ou soucis – bien évidemment en gardant a l’esprit les techniques de validation de l’information car le web social est aussi un web manipulé !
Une dernière note: j’ai eu une conversation fascinante à Davos en janvier dernier avec Jimmy Wales (fondateur de Wikipedia), et Mark Zuckerberg (fondateur Facebook) – le web social va dans les prochains 18 mois encore évoluer, alors ils faut suivre ce qu’il s’y passé (pensez à programmer les tweets de ces experts dans Twitter…)
Quelles postures pour les professionnels de l’information face aux nouveaux enjeux actuels du web ?
Comme tout nouvel outil, il est important que les professionels de l’information se forment à son utilisation, testent les fonctionalités, et comparent les résultats avec les outils “traditionnels”. Ils doivent à mon avis éviter les erreurs suivantes:
1) Remplacer leurs sources d’informations existantes et validées par l’information sociale – les sources socials offrent un information différente, c’est tout
2) Passer plus de 10% de leur temps de recherché sur le web social – tout dépassement indique a mon avis une derive
3) Oublier que la valeur de l’information est dans l’analyse que l’on en fait – le recoupement d’information, le suivi de tendances ou au contraire d’information contradictoire, la discussion avec les collagues ou clients internes des implications des données trouvées etc…
Quelle est selon vous la démarche la plus adaptée pour réussir un projet de veille ?
Grande question ! Garder en mémoire les trois règles de bases:
1) Bien définir / et questioner ce que l’on veut atteindre: Quelles sont les décisions stratégiques cruciales à prendre dans les prochains mois/ années ? Quels sont les 3 ou 4 grands enjeux stratégiques ?
2) Comment déveloper la mentalité “veille” dans l’entreprise – car une fonction de veille isolée échoue toujours
3) Privilégier la demarche analytique plus que la démarche de recherche d’information – depuis 15 ans, je forme des professionnels en information qui passent plus de 80% de leur temps à rechercher de l’information – et très peu à l’analyser. On compte sur les doigts de la main les manuels qui expliquent comment analyser l’information stratégique et à ma connaissance, aucun programme aujourd’hui de MBA n’a un cours sur les techniques d’analyse stratégique.
Quelle est votre vision actuelle des pratiques de veille en France ? Des différences par rapport au Canada ?
Il y a des différences énormes entre les pratiques de veille en France et en Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis). Les francais sont bien mieux équippés en termes d’outils (logiciels de cartographie, alertes, des dizaines d’universités enseignant la veille/IE, des associations ou réseaux specialisés …). Il n’y a en Amérique du Nord qu’un seul mastère qui enseigne ces techniques, et nous venons de lancer en collaboration McGill-HEC Montreal le premier MBA executive qui insère la veille stratégique dans le programme.
Par contre, les canadiens et américains ont très vite compris que la démarche de veille doit être intégrée au plus haut niveau dans l’organisation – il y a un lien très fort avec le processus de planification stratégique par exemple et le professionnel de la veille est souvent un membre qui participe aux conseils exécutifs, présente au conseil d’administration, bousculant ainsi la hiérarchie. La démarche est très pratique, bien ancrée dans l’organisation, et la part laissée à l’analyse est plus importante.
- Estelle Métayer
- www.competia.com
- twitter: competia
5 questions à : Misstics (Claire Decroix)
Posté par Aref JDEY dans 5 questions le 25 septembre 2009
J’ai le plaisir aujourd’hui d’avoir la plus geek des blogueuses françaises (mais pas que, puisqu’elle cuisine, conseille, gazouille…) : Claire Decroix plus connue sous le nom de Misstics.
1- Petite présentation : profil, métier, centres d’intérêts…
Je suis conseiller TIC au sein d’une CCI dans une structure également membre d’un réseau associatif national dont la mission principale consiste sensibiliser les entreprises et créateurs d’entreprises à l’intégration des nouvelles technologies dans leur activité.
Très tôt passionnée par le monde d’Internet, après une formation de littéraire, j’ai mis les pieds dans le Web au tout début de la bulle. Et en bonne geekette férue de pédagogie, je me suis lancée dans l’évangélisation TIC des petites structures. Tout va tellement vite dans ce domaine que chaque professionnel a besoin d‘être accompagné dans cette évolution des usages et des outils de communication actuels !
2 – Quels avantages tirer des médias sociaux pour les petites structures et les collectivités territoriales ?
Afin que l’on se comprenne d’emblée, je définis les « média sociaux » comme des services collaboratifs et des applications en ligne utilisés par des internautes de plus en plus actifs, qui partagent l’information…
Pour les petites structures, le principal enjeu est de se faire connaître auprès d’un public plus large et plus ciblé. Pour cela, tous les réseaux sont les bienvenus pour accélérer les mises en relation, renforcer la prospection et… bien évidemment, se créer une image sur le Net à moindre frais.
L’autre avantage réside dans la veille (concurrence, marché, métiers, fonctions) fortement favorisée aujourd’hui par les agrégateurs de flux RSS, les blogs et les réseaux sociaux. Ces outils offrent un gain de temps et une efficacité nettement supérieure aux outils 1.0…
3- Citer 3 exemples concrets de mise en place, adoption, utilisation des médias sociaux
J’ai le souvenir d’un créateur d’entreprise qui a fait son étude de marché avant de se lancer dans son projet, en utilisant les réseaux sociaux et notamment Viadeo. Cette personne a réalisé ainsi que son projet n’était pas viable. Depuis, elle a monté un site consacré aux études de marchés en ligne et s’appuie régulièrement sur les réseaux sociaux.
Un autre exemple, plus classique, concerne le blog. Je travaille sur Bordeaux et le public viticole s’est approprié ce nouveau média avec beaucoup plus de facilité que les « anciens » supports web. Le vin est un produit sensuel et physique, le web était pour eux trop froid, trop deshumanisé pour promouvoir ce produit terroir. De plus, pour un site Web classique, la maintenance dépendait souvent d’une entreprise externe. Pas très aisé pour communiquer. Le blog s’est imposé d’emblée comme un outil de proximité : vidéo de vendanges hébergées sur dailymotion, possibilité pour le gérant de s’adresser directement au consommateur, maitrise de sa communication…et des coûts.
Pour un troisième exemple, une entreprise de documentation qui ne plus se passer de Netvibes pour sa veille…
4- Quels risques encourus sur ces médias ?
Il y a plusieurs débordements possibles avec les médias sociaux, surtout pour une petite structure qui manque nécessairement de temps à y consacrer. Le premier risque donc serait une perte de temps et contrôle. C’est ludique, on peut se laisser déborder, d’autant que la première phase de consommation est généralement gourmande en temps passé !
Il y a également un risque de se cantonner trop au virtuel. Pour l’entreprise, le passage au « monde réel » reste une quasi nécessité dans les relations professionnelles.
Enfin, il y a la « fameuse » gestion de l’image de marque qui n’est pas toujours chose évidente pour un gérant d’entreprise. Il faut veiller, surveiller pour travailler sa réputation et savoir maîtriser aussi la communication de ses salariés.
5- Quels conseils méthodologiques donner à ce type de structure pour améliorer l’intégration des médias sociaux ?
Déjà, il convient de s’imprégner de ces technologies et d’en suivre la progression. Tout va très vite dans ce domaine. Il faut contrôler son temps passé, bien identifier et fixer ses objectifs, ne pas hésiter à déléguer tout ou une partie du suivi.
Un autre conseil qui n’est pas le plus simple dans une culture de la verticalité est de savoir donner pour recevoir. Avec les médias sociaux, plus on est actif, plus on est visible sur Internet.
Il faut également être patient et mettre la priorité sur un réseau précis (inutile pour une TPE d’être à la fois sur Facebook, Viadeo, LinkIn, d’avoir un blog, de twitter…) !
5 questions à : Clotilde Vaissaire
Posté par Aref JDEY dans 5 questions le 14 septembre 2009
Retour en France cette fois pour la suite de la série ‘5 questions à‘. J’ai le plaisir d’avoir aujourd’hui Clotilde Vaissaire.
1- Petite présentation : profil, métier, centres d’intérêts…
Clotilde Vaissaire, Consultante en documentation, gestion de l’information et veille depuis 10 ans. Je partage mes activités entre des prestations de conseil, d’accompagnement et de formation. Avant d’être consultante j’ai été documentaliste, responsable de centres de ressources, de cellule de veille, mais aussi bibliothécaire en BU et archiviste. Mes centres d’intérêts tournent autour des évolutions du métier grâce aux TIC et notamment à tout ce qui concerne le document ,le livre électronique et les nouveaux usages.
(sites pro : www.cvconseil.fr – http://prodocelec.jimdo.com – blog : http://klog.hautetfort.com)
2- Quels avantages tirer des médias sociaux pour les petites structures et les collectivités territoriales ?
On peut en faire beaucoup de choses : s’en servir pour la veille, la communication, la diffusion d’informations, le partage etc. D’autre part leur convivialité et leur facilité d’utilisation rend ces outils accessibles à tous, sans formation spécifique en informatique.
Mais avant tout il faut bien garder en tête que ce ne sont que des outils, et donc ils sont au service d’un objectif, d’une stratégie. L’outil comme fin en soi n’a pas de sens.
3- Citer 3 exemples concrets de mise en place, adoption, utilisation des médias sociaux
Je travaille régulièrement avec des partenaires ou des clients à distance. Des outils comme Skype, l’agenda partagé de Google, les sites de partage en ligne de documents (Google Docs and Spreadsheets ou OnlineOffice), etc. font désormais partie des services que l’on utilise au quotidien. Pour le travail collaboratif de tels outils sont très intéressants.
Mon blog est aujourd’hui à la fois mon principal lieu de capitalisation des informations qui sont importantes pourt mon activité quotidienne, et un outil de diffusion d’information, de communication et de partage avec les internautes.
Enfin pour ma veille professionnelle, j’utilise au quotidien deux outils : mon agrégateur de fils RSS, et Seesmic Desktop (qui agrège twitter et facebook et qui permet en plus des recherches et une surveillance par mots clés).
4- Quels conseils méthodologiques donner à ce type de structure pour améliorer l’intégration des médias sociaux ?
Comme je l’ai dit en question 2, l’essentiel est d’abord d’avoir un projet réel : que ce soit pour partager, diffuser, collecter l’information, quelle est la stratégie que l’on souhaite adopter et quels sont les objectifs à atteindre.
Le second point essentiel concerne les utilisateurs : à qui s’adresse-t-on ? quels sont les besoins, les usages, les pratiques de ces utilisateurs ? Sont-ils prêts à recevoir l’information ou à s’abonner, ou à participer à ces nouveaux produits ou services que nous leur proposons ? cela correspond-il à ce qu’ils attendent (ou peuvent attendre) ?
C’est seulement lorsque l’on a répondu à toutes ces questions qu’on peut alors commencer à envisager les outils et se tourner vers les médias sociaux quand ils sont adaptés.
Enfin, la formation et le rôle pédagogique du documentaliste me paraît également essentiel pour assurer une médiation et un apprentissage éventuel des utilisateurs vers ces outils que nous leur proposons.
5- Quelles postures pour les professionnels de l’information face aux nouveaux enjeux actuels du web ?
Les nouveaux enjeux du web sont un défi absolument passionnant pour les professionnels de l’information. Il faut être curieux de découvrir, il faut être prêt à s’adapter et à se former en permanence, mais avec plaisir et enthousiasme. Les prochaines années et les évolutions qui s’annoncent me semblent pleine d’opportunités pour nos métiers.
Cependant en tant que spécialistes de l’information, il aussi savoir garder et esprit critique face aux « modes » technologiques, et ne pas se précipiter sur un outil juste parce que tout le monde en parle. Au contraire, il faut les tester, les évaluer, regarder aussi ce que font les autres afin de bien envisager ce qui peut être proposé dans sa propre structure.
5 questions à : Catherine Lavallée-Welch
Posté par Aref JDEY dans 5 questions le 7 septembre 2009
Deuxième épisode de la série « 5 questions à » avec cette fois-ci comme invitée Catherine Lavallée-Welch, Associate Librarian pour la University of South Florida et membre de la « Information Technology Division of SLA« .
1- Petite présentation : profil, fonction, métier, centres d’intérêts…
Je suis la Associate Librarian pour la University of South Florida (USF) Polytechnic, située à Lakeland, en Floride aux États-Unis. Ce campus régional de USF existe depuis bientôt vingt ans mais son expansion (et son changement de focus vers un modèle polytechnique) est relativement récente. Je suis la première bibliothécaire de USF sur le campus – auparavant, les services de bibliothèques étaient assurés par une entente avec un collège local. Une de mes premières fonctions fut de préparer l’ouverture d’une bibliothèque sur le campus. Je suis une bibliothécaire solo (du moins, pour un certain encore) et je supervise une employée à temps plein et une à mi-temps. Je m’occupe de l’administration, des services d’instruction, de la référence et du développement des collections. Nous offrons tous les services habituels d’une bibliothèque, sauf les services techniques de commande et catalogage (faits pour nous par la bibliothèque centrale du campus principal).
Je suis diplômée de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal. Pendant mes études à la maîtrise, et pour quelques années après, j’ai travaillé comme infothécaire pour différents projets sur le Web, notamment une bibliothèque digitale produite par une association francophone internationale. J’ai aussi travaillé comme courtière d’information où, hé oui, j’ai fais un peu de veille. En 2000, je me suis relocalisée aux États-Unis, à la University of Louisville, où je suis devenue une ‘’academic librarian’’.
Mes intérêts professionnels touchent l’utilisation des médias sociaux dans les bibliothèques et l’utilisation des technologies éducationnelles.
2- Comment les services d’information (documentation, veille, bibliothèque) peuvent-ils tirer avantage des médias sociaux ?
Pour une bibliothèque, les médias sociaux sont un moyen rapide, simple et gratuit (le plus souvent) de rejoindre ses usagers, actuels et potentiels. Les fils RSS sont des plus utiles pour rassembler des informations de différentes sources (pratique pour créer une page d’alertes ou de tables des matières de journaux scientifiques); ou alors, de diffuser des infos ailleurs.
J’ai commencé à publier un blogue professionnel en 2002, alors que je travaillais pour la University of Louisville, intitulé EngLib et qui était destiné aux bibliothécaires spécialisés en sciences et génie (EngLib existe toujours mais vu le changement de mes fonctions, le focus s’est tourné vers les bibliothèques universitaires.) J’ai très vite publié un blogue pour la bibliothèque elle-même. Quand j’ai changé d’emploi et déménagé en Floride, une de mes premières activités fut de préparer une page web pour les services de bibliothèque et publier un blogue. Vu que les fonctions de webmestre étaient (et sont toujours) centralisées, c’était la meilleure façon pour moi de communiquer directement avec mes usagers. Maintenant, je maintiens pour ma bibliothèque un blogue, une Page sur Facebook, un profil sur Twitter et un profil sur FriendFeed. Je publie des photos sur Flickr et mes vidcasts sur un ‘’channel’’ YouTube. Je réitère que je suis une bibliothécaire solo; les fils RSS me permettent d’automatiser une grande partie des opérations.
3- Quel positionnement du professionnel de l’information dans l’organisation à l’heure où une majorité des gens utilisent les nouvelles technologies ? Quelle valeur ajoutée peut-il apporter ?
Les nouvelles technologies ont modifié à la fois le contenant et le contenu. Le rôle des professionnels de l’information a changé : il est passé de celui du ‘’gardien du savoir’’ à celui de l’ ‘’éclaireur’’. Demeure que nous sommes encore ceux qui connaissent le plus grand nombre de ressources, celles qui sont les plus pertinentes, la façon de construire une recherche, comment évaluer les résultats, les trucs et les pièges.
Je reçois régulièrement des questions au sujet des lois sur la protection des droits intellectuels et du copyright. Les lois sont compliquées et les tentations du copier-coller sont grandes and faciles. Les bibliothécaires sont vus comme une ressource à cet égard.
La gestion et rétention des connaissances est un autre champ où les professionnels de l’information peuvent faire leur marque : Internet, Intranet, archives institutionnelles numériques (institutional repositories), etc.
Il est intéressant tout de même de constater que si l’usage des ordinateurs s’est répandu, il n’est pas dit que tous les utilisateurs y sont experts. Même chez les plus jeunes générations; en aidant mes usagers, il n’est pas rare que je doive expliquer certaines fonctions de logiciels de bureautique, ou des principes universels de navigateurs web (imprimer, sauvegarder, etc.)
4- Quels sont les facteurs clés de succès pour une meilleure valeur ajoutée des professionnels de l’information ?
Les professionnels de l’information et les bibliothécaires ne doivent pas hésiter à prendre des formations qui incluent plus de technologie et de gestion. Ceci leur permettra 1. d’être capable de produire eux-mêmes leurs idées pour de nouveaux services ou du moins d’être capable d’expliquer précisément ce qu’ils veulent à leur service technique et d’évaluer le produit final 2. de comprendre les fonctionnements internes de leur milieu et d’être en mesure de vendre leur idées et augmenter leur influence. Ceci compte autant pour les étudiants que pour les professionnels déjà en poste.
Une fois les formations perfectionnées, le processus doit continuer tout au cours de la carrière.
Un peu plus de visibilité dans l’organisation ne peut pas faire de tort non plus. Participer à des comités, se porter volontaire sur des projets pouvant potentiellement impliquer la bibliothèque, essayer de nouveaux produits sont des façons de faire valoir nos services.
5- Quelle perception avez vous de la documentation et de la veille en France ?
Je m’y connaît bien peu. Grâce à l’Office franco-québécois pour la jeunesse, j’ai quand même effectué un contrat à court terme en France, en 1996, à l’Infothèque du Pôle Universitaire Léonard de Vinci, à la Défense. Le fait que le Pôle avait déjà un service de veille bien développé pour des partenaires membres m’avait beaucoup attiré. À l’époque, les services de veille étaient encore peu connus (et je dirais encore plus au Québec). C’était un champ d’expertise qui m’attirait mais les opportunités professionnelles m’ont fait suivre un autre chemin.
5 questions à : August Jackson
Posté par Aref JDEY dans 5 questions le 31 août 2009
Comme promis il y a quelques semaines, et dans la suite de la nouvelle ligne éditoriale de ‘Demain la veille’, j’inaugure aujourd’hui la nouvelle rubrique ’5 questions à’ avec l’invité d’honneur August Jackson, des Etats-Unis, qui nous parlera de réseaux sociaux et de competitive intelligence. Le contenu est en anglais, j’ai évité volontairement la traduction pour ne pas vous faire perdre de sa richesse
Pour la prochaine interview, nous resterons aux Etats-Unis, et on ira du côté des libraries et notamment celle de l’Université de la Floride du Sud. Si vous avez d’autres propositions de personnes/entités à interviewer, faites moi signe
1- A short presentation of you, your job, interests…
I’ve been in competitive intelligence since 2000. I started in CI at Concert, a joint venture of British Telecom and AT&T. I had a lot to learn and thankfully a great manager. When the telecom bubble burst and our budget was severely cut we had to get very smart about how to do low-cost CI. That’s when I started to focus a lot of my attention to how to best conduct Internet research. I think having that experience made me a better CI researcher and analyst. I joined the Society of Competitive Intelligence Professionals (SCIP) to build my skills. Since then I’ve developed methods for using Internet resources to research private companies and how CI professionals can use RSS to increase the diversity of their information resources.
Now I’m at Verizon, which is the second largest telecommunications company (by revenue) in the United States and a provider of enterprise telecommunications services worldwide. In addition to my role as a CI analyst I’m an active evangelist for using web 2.0 tools to increase opportunities for collaboration and improve efficiency.
I produce the Competitive Intelligence Podcast. If any of your readers are interested they can visit the podcast home page at http://www.cipodcast.com. I also have my own blog where I write about CI, telecom and information technology at http://www.augustjackson.net. I’m a regular on Twitter, and my Twitter name is « 8of12. »
2- How can CI professionals take advantage from social medias
Social media is a great tool for CI professionals to conduct primary research. Sites like LinkedIn and Twitter make it very easy to research companies and identify subject matter experts.
LinkedIn company profiles include information on from what companies a firm hires and to what companies employees go after working at the company. The company profile also includes recent hires, promotions and job changes. Those are very valuable insights into a company’s priorities and the state of affairs. For example:
- This can reveal new technical or managerial priorities. Is the firm hiring for a specific skill set?
- This profile can reveal whether or not the firm have expansion plans. Hare they hiring in a new country or city where they do not currently have operations?
- If the firm is having personnel challenges this will be revealed in the company profile. Hhas the pace of departures changed?
- The company profile for a firm and its competitors will reveal any changing positions in a competitive market. Is a specific competitor losing key employees to one or more rivals?
Twitter is an absolute wealth of competitive intelligence insight. There’s an active community of CI professionals tweeting, so you can use Twitter to expand your own professional network and learn more about CI. You can also find subject matter experts, competitors’ employees, customers, analysts and journalists. CI professionals should take a look at search.twitter.com to look for their own company, their competitors and any technical terms used in their industry for a start. They don’t need to even have their own Twitter account to search twitter.
I’ve been an active advocate for CI professionals to use RSS to expand their information sources create their own stream of up-to-date information. CI researchers can create their own custom RSS feeds from Twitter searches that they create, Your readers can see a presentation on RSS that I delivered for the Special Libraries Association in June here: http://augustjackson.wordpress.com/2009/06/06/my-rss-presentation-for-the-sla-conference/.
Last September I did an interview with Suki Fuller about how CI professionals can use social media for episode 23 of the Competitive Intelligence Podcast. Episode 20 was an interview with Roger Phelps on how to use LinkedIn to find primary sources. These interviews provide a great deal of information, tips and tricks about how CI professionals can use both Twitter and LinkedIn as great sources for research and expert identification.
We can also use social media to diversify the delivery of our intelligence products to our customers inside our companies, make products that are easier to update based on changing information and collaborate with field staff that can themselves be great sources of information. I’m always amazed by the competitive knowledge sales staff have because they are talking to customers who are talking directly to competitors. These people talk to one another, and usually anything CI professionals can do to bring these valuable sources closer to our CI product helps make those products better and increase our credibility. Episode 21 of the CI podcast was an interview with Daniel Bukowski and Michael Leyden about their experience using a wiki to create intelligence products when they were students at the Mercyhurst Institute for Intelligence Studies. They told me about some of the very innovative and exciting things that they were able to do on that wiki project.
3- Social media for firms : risks and advantages
Companies’ major concerns about social media are usually focused on employees sharing sensitive information or embarrassing the firm. Several firms in the US have had videos of employees behaving badly or incompetently posted on YouTube. These incidents have led the public to question some company’s quality standards, and the public has also begun to judge companies by how they respond to these incidents. So far concerns over damage to brands are more justified than actual exposure of proprietary information. While I don’t have any direct data to support this, my hypothesis is that most employees with access to truly proprietary information are either sufficiently aware or properly trained to protect that information.
Marketing executives are extremely concerned about the risk to brands, and that seems to keep many companies from actively pursuing social media as part of a marketing strategy. Social media has exposed a reality about brands: your customers own the brand. Companies are going to need to engage in social media because their customers are going to discuss their brands in social media whether the company is part of the conversation or not.
Social media marketing definitely presents opportunities, particularly for companies and brands that are not the top in their given market. The ability to target distinct customer segments closely through search advertising, social network advertising and actual social engagement campaigns can give them a high return on their marketing investment. This can blunt the advantage of a market leader in a consumer brand. A company can build a niche market and possibly compete on a scale that would not even elicit a response from the market leader.
Another opportunity that some firms are beginning to realize for social media is the ability to deliver high-touch customer service. ComcastCares on Twitter is a great example of this. Comcast is an American company that provides television, broadband Internet and consumer land-line telephone services. The cable industry does not have a strong reputation for providing quality customer service. An enterprising employee at Comcast was monitoring customer complaints on Twitter and decided to begin offering advice and resolution to customers’ problems. This has given Comcast a lot of positive attention and given the company and customers great stories to tell about how customer problems were resolved satisfactorily. Many companies are using Twitter in this same way now.
4- Some success keys for implementing CI strategy
One of the things that is most important for CI professionals to do is to focus on the business decisions that their internal customers need to make. What keeps them up at night? What are the main challenges they face? These customer needs should help guide which analytical tools you’ll use and which products you’ll deliver to them. You’ll also want to understand what analytical frameworks your customers respect, and many of the executives I’ve worked with respond very favorably to SWOT analysis.
Sometimes you might also perceive long-term strategic challenges that the executives you support do not see. It can be very easy for managers and executives to get very focused on day-to-day execution. Communicating these longer-term strategic issues can be a communications challenge. Often through our analysis we reach conclusions that conflict with long-held beliefs about an industry. Those beliefs won’t change with a single presentation. Delivering the conclusions of strategic analysis that conflict with such long-held beliefs is something that has to be well-planned. You’ll need to develop a marketing plan for your conclusions.
In his blog Strategically Thinking J.T. Hawes lists out his 15 steps for Competitive Intelligence success. He’s done a very thorough job of outlining what he thinks are the keys to success, and you can see this for yourself at http://blog.jthawes.com/2009/05/08/the-human-side-of-competitive-intelligence/.
5- What about french CI
This is an interesting question, and I have to first admit that my impression of French CI has been formed over time based in part by American stereotypes of the difference between the Anglo-Saxon and French approach to business and economics. I hope your readers will excuse my ignorance. In an effort to give this question a more informed answer I have conducted some research. My most utilized source was the article « The Emergence and Uniqueness of Competitive Intelligence in France » by Jamie Smith and Leïla Kossou in the Journal of Competitive Intelligence Management (2008, Volume 4, Number 3). The article in part confirms what I had always believed about CI in France and also presents some facts that force me to re-think some of my previous conclusions on the topic.
Stereotypically Anglo-Americans regard French and indeed other continental European politicians and business leaders as being focused on stakeholder priorities other than those of the shareholders, generally prioritizing the state (itself a large shareholder in many of the largest enterprises) and employees (the 35-hour work week and 5 weeks of paid vacation being noteworthy examples ). By contrast the Anglo-American model prioritizes the shareholders above all other stakeholders.
The American model historically rejects an extensive role for government in day-to-day economic activities. Federal government ownership of institutions such as AIG, General Motors and Chrysler that have come about because of the current economic crisis and are a major shift away from Americans’ traditional view of government’s proper role in economic activity. These policies are extremely unpopular among Americans who hold to the traditional shareholder view of business. Even those who take a broader stakeholder view tend to regard the ownership by the government of these companies as examples of « crony capitalism » because government policy-makers in both the Bush and Obama administrations have been highly subjective and inconsistent in their decisions of which firms they have chosen to save.
Because the American intelligence infrastructure does not look at the domestic business environment policy-makers have been reduced to responding to waves of crisis to prevent impending catastrophe with little or no regard for long-term economic consequences. By contrast I look at the policy positions of German Chancellor Angela Merkel and French President Nicholas Sarkozy and they appear to be much-better aware of the economic consequences of their policy choices during this crisis. The fact that Merkel and Sarkozy advocate for very different policies is a consequence of different priorities: Chancellor Merkel seems particularly influenced by the stereotypical German distaste for inflation, for example.
The American model of CI tends to regard the state intelligence infrastructure as separate and distinct from commercial intelligence. Historically limited sharing of information across these communities, generally limited to issues of security and legality as opposed to economic intelligence. By contrast, the French model of CI seems much more open to a state role in specific kinds of CI research and activity, and information appears to be shared more freely between government intelligence institutions and business leaders. The proposed role for the High Representative of Intelligence Economique (HRIE) in the 2003 Carayon Report is an interesting proposal that would do much to raise the profile of CI among a country’s businesses. In the US and elsewhere CI is challenged to gain the recognition it really deserves as a practice that can position organizations for long-term strategic success. When I look at proposals such as this and the competitive intelligence services offered by Industry Canada I feel a bit jealous that our practice is promoted at the notional level.
At the local level in the US Competitive Intelligence is a hot topic for local economic development agencies. This is perhaps to be expected partly because of the devolved and federal nature of government in the United States. In the past year I have had the chance to have conversations with several economic development authorities that are very savvy about CI can help them position their cities or regions for future economic growth and innovation. This approach appears to be more formal and better established in France, with the Chambers of Commerce and Industry (CCI) even going so far as to fund part of the cost for establishing CI functions inside local businesses. Still, these perspectives are sorely missing at the federal level, and there are unfortunate consequences of that. I like to highlight specific policy decisions that the United States government has taken post 9/11 that illustrate the unfortunate truth that our government leaders do not understand the long-term economic impact of policy choices, such as changes to immigration, student visas and worker visas that discourage the emigration that has been an important part of America’s ability to be an innovation leader. If our national intelligence community engaged in intelligence economique as the French do our policymakers might have known better than to implement unfortunate policies that discourage emigration and consequently blunt America’s innovation leadership.
The Obama administration has taken a potentially innovative step by instituting the role of a Federal Chief Technology Officer (CTO) and Chief Information Officer (CIO). These roles have yet to have a clear brief defined for them, and one of the things I wonder about it whether or not these offices will be tied in to the intelligence infrastructure, specifically as it related to researching science and technology. Traditionally the S&T intelligence has been focused on questions of security and have not addressed economic issues. It will be interesting to see if the CIO or the CTO bring an economic perspective to these operations.
In conclusion, the state, regional, academic and commercial attention to Competitive Intelligence in France is very impressive and in many ways superior to how the practice has been grown and promoted in the United States. The sophistication is reflected in French government policy. While I believe there is much CI professionals in the US can learn from our French colleagues I also believe that the fundamental priorities and motivations that guide economic activity and business decision-making in the two countries would not result in a convergence of economic models.
August Jackson
august@augustjackson.net
1-A short presentation of you, your job, interests…
I’ve been in competitive intelligence since 2000. I started in CI at Concert, a joint venture of British Telecom and AT&T. I had a lot to learn and thankfully a great manager. When the telecom bubble burst and our budget was severely cut we had to get very smart about how to do low-cost CI. That’s when I started to focus a lot of my attention to how to best conduct Internet research. I think having that experience made me a better CI researcher and analyst. I joined the Society of Competitive Intelligence Professionals (SCIP) to build my skills. Since then I’ve developed methods for using Internet resources to research private companies and how CI professionals can use RSS to increase the diversity of their information resources.
Now I’m at Verizon, which is the second largest telecommunications company (by revenue) in the United States and a provider of enterprise telecommunications services worldwide. In addition to my role as a CI analyst I’m an active evangelist for using web 2.0 tools to increase opportunities for collaboration and improve efficiency.
I produce the Competitive Intelligence Podcast. If any of your readers are interested they can visit the podcast home page at http://www.cipodcast.com. I also have my own blog where I write about CI, telecom and information technology at http://www.augustjackson.net. I’m a regular on Twitter, and my Twitter name is « 8of12. »
2-How can CI professionals take advantage from social medias
Social media is a great tool for CI professionals to conduct primary research. Sites like LinkedIn and Twitter make it very easy to research companies and identify subject matter experts.
LinkedIn company profiles include information on from what companies a firm hires and to what companies employees go after working at the company. The company profile also includes recent hires, promotions and job changes. Those are very valuable insights into a company’s priorities and the state of affairs. For example:
- This can reveal new technical or managerial priorities. Is the firm hiring for a specific skill set?
- This profile can reveal whether or not the firm have expansion plans. Hare they hiring in a new country or city where they do not currently have operations?
- If the firm is having personnel challenges this will be revealed in the company profile. Hhas the pace of departures changed?
- The company profile for a firm and its competitors will reveal any changing positions in a competitive market. Is a specific competitor losing key employees to one or more rivals?
Twitter is an absolute wealth of competitive intelligence insight. There’s an active community of CI professionals tweeting, so you can use Twitter to expand your own professional network and learn more about CI. You can also find subject matter experts, competitors’ employees, customers, analysts and journalists. CI professionals should take a look at search.twitter.com to look for their own company, their competitors and any technical terms used in their industry for a start. They don’t need to even have their own Twitter account to search twitter.
I’ve been an active advocate for CI professionals to use RSS to expand their information sources create their own stream of up-to-date information. CI researchers can create their own custom RSS feeds from Twitter searches that they create, Your readers can see a presentation on RSS that I delivered for the Special Libraries Association in June here: http://augustjackson.wordpress.com/2009/06/06/my-rss-presentation-for-the-sla-conference/.
Last September I did an interview with Suki Fuller about how CI professionals can use social media for episode 23 of the Competitive Intelligence Podcast. Episode 20 was an interview with Roger Phelps on how to use LinkedIn to find primary sources. These interviews provide a great deal of information, tips and tricks about how CI professionals can use both Twitter and LinkedIn as great sources for research and expert identification.
We can also use social media to diversify the delivery of our intelligence products to our customers inside our companies, make products that are easier to update based on changing information and collaborate with field staff that can themselves be great sources of information. I’m always amazed by the competitive knowledge sales staff have because they are talking to customers who are talking directly to competitors. These people talk to one another, and usually anything CI professionals can do to bring these valuable sources closer to our CI product helps make those products better and increase our credibility. Episode 21 of the CI podcast was an interview with Daniel Bukowski and Michael Leyden about their experience using a wiki to create intelligence products when they were students at the Mercyhurst Institute for Intelligence Studies. They told me about some of the very innovative and exciting things that they were able to do on that wiki project.
3-Social media for firms : risks and advantages
Companies’ major concerns about social media are usually focused on employees sharing sensitive information or embarrassing the firm. Several firms in the US have had videos of employees behaving badly or incompetently posted on YouTube. These incidents have led the public to question some company’s quality standards, and the public has also begun to judge companies by how they respond to these incidents. So far concerns over damage to brands are more justified than actual exposure of proprietary information. While I don’t have any direct data to support this, my hypothesis is that most employees with access to truly proprietary information are either sufficiently aware or properly trained to protect that information.
Marketing executives are extremely concerned about the risk to brands, and that seems to keep many companies from actively pursuing social media as part of a marketing strategy. Social media has exposed a reality about brands: your customers own the brand. Companies are going to need to engage in social media because their customers are going to discuss their brands in social media whether the company is part of the conversation or not.
Social media marketing definitely presents opportunities, particularly for companies and brands that are not the top in their given market. The ability to target distinct customer segments closely through search advertising, social network advertising and actual social engagement campaigns can give them a high return on their marketing investment. This can blunt the advantage of a market leader in a consumer brand. A company can build a niche market and possibly compete on a scale that would not even elicit a response from the market leader.
Another opportunity that some firms are beginning to realize for social media is the ability to deliver high-touch customer service. ComcastCares on Twitter is a great example of this. Comcast is an American company that provides television, broadband Internet and consumer land-line telephone services. The cable industry does not have a strong reputation for providing quality customer service. An enterprising employee at Comcast was monitoring customer complaints on Twitter and decided to begin offering advice and resolution to customers’ problems. This has given Comcast a lot of positive attention and given the company and customers great stories to tell about how customer problems were resolved satisfactorily. Many companies are using Twitter in this same way now.
4- Some success keys for implementing CI strategy
One of the things that is most important for CI professionals to do is to focus on the business decisions that their internal customers need to make. What keeps them up at night? What are the main challenges they face? These customer needs should help guide which analytical tools you’ll use and which products you’ll deliver to them. You’ll also want to understand what analytical frameworks your customers respect, and many of the executives I’ve worked with respond very favorably to SWOT analysis.
Sometimes you might also perceive long-term strategic challenges that the executives you support do not see. It can be very easy for managers and executives to get very focused on day-to-day execution. Communicating these longer-term strategic issues can be a communications challenge. Often through our analysis we reach conclusions that conflict with long-held beliefs about an industry. Those beliefs won’t change with a single presentation. Delivering the conclusions of strategic analysis that conflict with such long-held beliefs is something that has to be well-planned. You’ll need to develop a marketing plan for your conclusions.
In his blog Strategically Thinking J.T. Hawes lists out his 15 steps for Competitive Intelligence success. He’s done a very thorough job of outlining what he thinks are the keys to success, and you can see this for yourself at http://blog.jthawes.com/2009/05/08/the-human-side-of-competitive-intelligence/.
5- What about french CI
This is an interesting question, and I have to first admit that my impression of French CI has been formed over time based in part by American stereotypes of the difference between the Anglo-Saxon and French approach to business and economics. I hope your readers will excuse my ignorance. In an effort to give this question a more informed answer I have conducted some research. My most utilized source was the article « The Emergence and Uniqueness of Competitive Intelligence in France » by Jamie Smith and Leïla Kossou in the Journal of Competitive Intelligence Management (2008, Volume 4, Number 3). The article in part confirms what I had always believed about CI in France and also presents some facts that force me to re-think some of my previous conclusions on the topic.
Stereotypically Anglo-Americans regard French and indeed other continental European politicians and business leaders as being focused on stakeholder priorities other than those of the shareholders, generally prioritizing the state (itself a large shareholder in many of the largest enterprises) and employees (the 35-hour work week and 5 weeks of paid vacation being noteworthy examples ). By contrast the Anglo-American model prioritizes the shareholders above all other stakeholders.
The American model historically rejects an extensive role for government in day-to-day economic activities. Federal government ownership of institutions such as AIG, General Motors and Chrysler that have come about because of the current economic crisis and are a major shift away from Americans’ traditional view of government’s proper role in economic activity. These policies are extremely unpopular among Americans who hold to the traditional shareholder view of business. Even those who take a broader stakeholder view tend to regard the ownership by the government of these companies as examples of « crony capitalism » because government policy-makers in both the Bush and Obama administrations have been highly subjective and inconsistent in their decisions of which firms they have chosen to save.
Because the American intelligence infrastructure does not look at the domestic business environment policy-makers have been reduced to responding to waves of crisis to prevent impending catastrophe with little or no regard for long-term economic consequences. By contrast I look at the policy positions of German Chancellor Angela Merkel and French President Nicholas Sarkozy and they appear to be much-better aware of the economic consequences of their policy choices during this crisis. The fact that Merkel and Sarkozy advocate for very different policies is a consequence of different priorities: Chancellor Merkel seems particularly influenced by the stereotypical German distaste for inflation, for example.
The American model of CI tends to regard the state intelligence infrastructure as separate and distinct from commercial intelligence. Historically limited sharing of information across these communities, generally limited to issues of security and legality as opposed to economic intelligence. By contrast, the French model of CI seems much more open to a state role in specific kinds of CI research and activity, and information appears to be shared more freely between government intelligence institutions and business leaders. The proposed role for the High Representative of Intelligence Economique (HRIE) in the 2003 Carayon Report is an interesting proposal that would do much to raise the profile of CI among a country’s businesses. In the US and elsewhere CI is challenged to gain the recognition it really deserves as a practice that can position organizations for long-term strategic success. When I look at proposals such as this and the competitive intelligence services offered by Industry Canada I feel a bit jealous that our practice is promoted at the notional level.
At the local level in the US Competitive Intelligence is a hot topic for local economic development agencies. This is perhaps to be expected partly because of the devolved and federal nature of government in the United States. In the past year I have had the chance to have conversations with several economic development authorities that are very savvy about CI can help them position their cities or regions for future economic growth and innovation. This approach appears to be more formal and better established in France, with the Chambers of Commerce and Industry (CCI) even going so far as to fund part of the cost for establishing CI functions inside local businesses. Still, these perspectives are sorely missing at the federal level, and there are unfortunate consequences of that. I like to highlight specific policy decisions that the United States government has taken post 9/11 that illustrate the unfortunate truth that our government leaders do not understand the long-term economic impact of policy choices, such as changes to immigration, student visas and worker visas that discourage the emigration that has been an important part of America’s ability to be an innovation leader. If our national intelligence community engaged in intelligence economique as the French do our policymakers might have known better than to implement unfortunate policies that discourage emigration and consequently blunt America’s innovation leadership.
The Obama administration has taken a potentially innovative step by instituting the role of a Federal Chief Technology Officer (CTO) and Chief Information Officer (CIO). These roles have yet to have a clear brief defined for them, and one of the things I wonder about it whether or not these offices will be tied in to the intelligence infrastructure, specifically as it related to researching science and technology. Traditionally the S&T intelligence has been focused on questions of security and have not addressed economic issues. It will be interesting to see if the CIO or the CTO bring an economic perspective to these operations.
In conclusion, the state, regional, academic and commercial attention to Competitive Intelligence in France is very impressive and in many ways superior to how the practice has been grown and promoted in the United States. The sophistication is reflected in French government policy. While I believe there is much CI professionals in the US can learn from our French colleagues I also believe that the fundamental priorities and motivations that guide economic activity and business decision-making in the two countries would not result in a convergence of economic models.
August Jackson
august@augustjackson.net
http://www.augustjackson.net
http://www.twitter.com/8of12
Interview de Ludovic François – Lancement de la revue R2IE
Posté par Aref JDEY dans Intelligence économique le 27 avril 2009
Infoguerre : Pouvez-vous nous présenter en quelques lignes l’équipe de la R2IE, et comment est née la volonté de publier une telle revue sur l’intelligence économique?
Ludovic François : Je m’intéresse à l’intelligence économique depuis 1996. J’en ai fait une de mes spécialité car je l’enseigne et fait des recherches sur le sujet. Or, rapidement j’ai constaté qu’il n’existait pas de revue académique en IE. Depuis longtemps j’ai le projet d’en créer une. J’ai alors bâti le projet de R2IE avec Lavoisier. J’en ai ensuite parlé à Damien Bruté de Rémur de l’université de Montpellier et à Nicolas Menguy, chercheur dans cette même institution. L’un et l’autre m’ont rejoint. Le premier assure la rédaction en chef et Nicolas est secrétaire général de rédaction. Je profite de cette tribune que vous m’offrez pour saluer leur travail remarquable et leur implication dans le projet. Nous bénéficions du soutien du Réseau International en Intelligence Informationnelle et du groupe de recherche auprès du Haut Responsable en Intelligence Economique que préside Damien.
Infoguerre (27/04/09)
A ne pas manquer : mon interview dans VigIE
J’ai eu le plaisir de participer au dernier numéro de VigIE, la lettre de l’intelligence économique et de la veille de l’ICOMTEC de Poitiers. C’était donc l’occasion de parler de ‘Demain la veille’ et de partager ma vision du web 2.0 en matière de veille, par ces temps de e-réputation et d’identité numérique
L’approche est amenée à évoluer et à s’adapter aux nouvelles pratiques et nouveaux usages de ce qu’on appelle le web 2.0. D’abord, la multiplication des sources ; notamment les blogs, les réseaux sociaux et autres agrégateurs de contenus générés par les internautes, pousse vers une meilleure compréhension des mécanismes de communication en ligne, une meilleure maîtrise des sources et une appropriation des outils de recherche et de surveillance. Ensuite, les périmètres deviennent plus larges et transverses amenant l’entreprise à revoir et faire évoluer son organisation de l’activité de veille. Enfin, le public ‘web 2.0’, et l’internaute en général est de plus en plus exigeant et volatile, ce qui nécessite l’adoption d’une posture d’écoute et de personnalisation de la part de l’entreprise. L’internaute est un consommateur intelligent qui cherche à avoir une maîtrise sur le contenu, interagir et coproduire en ligne avec d’autres internautes et propose de nouvelles grilles de lecture pour ce qu’on appelle désormais les ‘consomacteurs’.
Blogueurs et pratiques de veille : Emilie Ogez
Aujourd’hui je suis en présence de l’une des plus actives blogueuses en France dans le monde des TIC et du web 2.0, Emilie Ogez.
- On commence par une petite présentation ?
Je suis responsable
Marketing & Communication chez XWiki, une start-up qui édite des
solutions de collaboration professionnelles basées sur le wiki. Je suis
également une Exploratrice du Web et blogueuse sur différentes
thématiques.
- Pourquoi fais-tu de la veille ?
Je fais de la veille pour trois raisons principales :
1)
dans le cadre de mon poste de responsable Marketing & Communication
chez XWiki pour connaître le marché et voir quelles sont les pratiques
et stratégies marketing ;
2) dans le cadre de mon activité de bloggingr ;
3) par curiosité et passion : j’aime découvrir, explorer, tester (mais ce que j’aime le plus c’est de partager).
- Peux tu nous décrire tes pratiques de veille ?
Je ferais la différence entre mes sources d’informations :
-
des alertes Google : beaucoup de bruit mais aussi quelques perles. Elle
complètent bien, je trouve, les informations que je glane via les
autres sources d’information que je consulte. Je fais le tri
généralement assez vite ;
- les blogs que je lis ;
- les listes de diffusion dont je suis membre : veille, carto-infos, HotDoc, etc.
- les lettres d’information auxquelles je suis abonnée: Sociétés de l’information, Thot-Cursus, liens-socio, etc. ;
- du surf sur le Web (vive la sérendipité) : quand je peux.;
-
les informations reçues de mes contacts personnels et professionnels :
il y a ceux qui m’envoient des messages en se disant que ça peut
m’intéresser et les autres qui souhaitent tout simplement amener à ma
connaissance un projet, la création d’un site, etc. Le mail, Skype ou
MSN font en général l’affaire pour ce type d’échanges ;
- les communautés nombreuses et variées : hubs Viadeo, groupes Facebook, etc.
-
les outils de micro-blogging : je ne pensais pas il y a quelques mois
que j’aimerais ce type d’outils. On y trouve une foule d’informations
phénoménale.
Je n’oublie bien sûr pas les colloques, les déjeuners, etc., qui sont également essentiels.
Et la manière dont je m’organise pour faire cette veille :
Il
y a le recueil des informations, leur sélection, leur analyse et leur
synthèse puis leur diffusion (ou pas selon les informations dont il
s’agit). Je ne diffuse pas tout ce que je lis. C’est impossible. Je
commence par les survoler et les sélectionner, puis je les lis plus
attentivement et ensuite je les diffuse via différents vecteurs de
communication (sur mes blogs, à mes contacts, dans des groupes, etc.).
Au coeur de cette activité de veille, on trouve le moteur de recherche Google.
- Combien d’heures consacres tu à la veille par semaine (en moyenne) ?
J’y
consacre concrètement plusieurs heures par semaine (entre 15 et 20
heures) mais ça peut être beaucoup plus. En effet, je suis «connectée»
toute la journée et forcément, on fait souvent de la veille sans s’en
apercevoir.
- Quelles sont les difficultés que tu rencontres lors
de tes veilles ?
Sans conteste, la surabondance d’informations et la gestion du temps.
- Quelles solutions as tu mis en place pour les contourner ?
Pour l’infobésité, j’utilise quelques outils qui simplifient la vie :
- un aggrégateur de flux (comme beaucoup, rien d’original). Je suis personnellement sur Netvibes.
- les liens qui me semblent intéressants sont en général compilés dans mon espace Mister Wong.
- je vais sur Friendfeed au moins 3 ou 4 fois par semaine pour voir ce qui s’est dit dans mon réseau de contacts.
- j’ai installé TweetDeck pour suivre les tweets de mes «amis».
-
j’utilise Wikio également lorsque j’aborde un sujet : le site me donne
une vision à un instant donné de ce qui se dit sur tel ou tel
événement, etc.
Pour la gestion du temps :
J’ai décidé
d’arrêter de dormir. Je plaisante bien sûr… Le plus dur, c’est de ne
pas se laisse disperser. Donc, dans la mesure du possible, j’essaye de
ne faire de la veille, de voir ce qui se passe ailleurs que deux ou
trois fois dans la journée, et non pas dès que je reçois une
information.
Ceci étant, je ne crois pas qu’il y ait de
solutions miracle. On ne peut pas tout voir, tout savoir… Il faut se
faire une raison. Attention, je ne suis pas non plus fataliste ! En
outre, je crois qu’aujourd’hui on est plus dans le filtrage
d’informations que dans le stockage.
- Selon toi, pourquoi la
veille est nécessaire à l’heure des médias sociaux : 1/ pour les
individus 2/pour les entreprises 3/ pour l’Etat
Pour les individus
Internet
offre la possibilité à tout à chacun de se faire sa propre opinion à
partir d’une masse d’informations à laquelle il peut contribuer. Il
peut être informé plus rapidement, sur une multitude de sujets… qu’il
s’agisse d’actualités ou pas. Il n’y a plus seulement les canaux
classiques (journaux, radio et télévision) et une seule et unique
information qui peut s’avérer biaisée. C’est quelque chose qui
n’existait pas auparavant et ça serait dommage de s’en priver.
Cependant, il faut savoir prendre du recul par rapport tout ce qu’on
peut lire sur le Web ; comme dit le dicton, «il faut en prendre et en
laisser». Je crois que l’intérêt aujourd’hui, c’est de multiplier et
combiner plusieurs sources d’informations issues de différents canaux.
Pour les entreprises
C’est
indispensable pour ne pas dire vital. La concurrence, la mondialisation
de l’économie, la rapidité des évolutions technologiques font que
l’entreprise doit intégrer l’information comme un paramètre de gestion.
Toute entreprise souhaitant continuer à prospérer, à évoluer, à offrir
les meilleurs services à ses clients se doit de faire de la veille.
Comment s’adapter, être réactif, pro-actif, et rebondir sinon ? Au-delà
de ça, faire de la veille c’est aussi un moyen de surveiller sa
réputation, ce qui se dit sur l’entreprise, les produits qu’elle offre,
etc.
Le veille est finalement au service de la stratégie d’entreprise.
Pour l’Etat
Pour l’Etat, la veille remplit plusieurs objectifs :
-
avoir une vue suffisamment large sur les marchés, l’économie, la
situation des citoyens et organisations, les tendances (environnement,
etc.), etc. afin de proposer des démarches pertinentes ;
- connaître l’opinion des citoyens, des organisations, etc. directement touchés par les mesures qui sont prises ;
- surveiller l’image de l’Etat, de ses administrés (le président, les ministres, etc.).
- Des prédictions pour 2009 ?
Je n’aime pas trop faire de prédictions mais allons-y :
- une recrudescence d’intérêt pour le micro-blogging ;
-
le développement de services et applications hybrides : jeux vidéos et
réseaux sociaux, mondes virtuels et réseaux sociaux, etc. ;
- une montée en puissance des applications «mobiles» ;
-
au niveau de l’entreprise 2.0, je ne pense pas que ça changera beaucoup
par rapport à 2008 : ça va continuer à avancer mais sans plus ;
- vers plus d’inter-connections entre le virtuel et le réel.
Blogueurs et pratiques de veille : Olivier Mermet
On dit souvent que les veilleurs sont des nocturnes, et je pense que Olivier Mermet est l’un des représentants de cette communauté avec son blog : Blog de veille.
- On commence par une petite présentation ?
Olivier Mermet, 22 ans, étudiant en Msc Adminstration – Commerce Électronique à l’Université de Sherbrooke au Québec.
Blogue depuis un an et demi…
C’est très bizarre de suivre Michelle et Pierre… Je me sens très très petit d’un coup
- Pourquoi fais tu de la veille ?
La veille était à la base un moyen de me tenir à jour sur les innovations technologiques du Web.
Puis
je me suis naturellement mis à fouiller dans le domaine qui m’attire
professionnellement parlant (le marketing et la publicité) pour
m’apercevoir que le Web fourmillait d’informations qui n’étaient pas
mises en avant, mais qui valaient vraiment la peine d’être lues / vues.
La veille me sert aujourd’hui à me tenir au courant de
l’actualité de milieu, à mieux appréhender la vie professionnelle en
observant ce qui se fait, et à être plus pertinent dans les exemples
que je vais utiliser en classe.
La veille publicitaire (que je
pratique de façon intense) permet de voir où se trouvent les nouveaux
talents dans le monde, et d’explorer un peu des cultures alors
inconnues, simplement au travers de créations publicitaires.
- Peux tu nous décrire tes pratiques de veille ?
Rien
de très compliqué : un netvibes très bien garni, quelques newsletters
quotidiennes, quelques forums où l’on trouve des perles inattendues,
les channels youtube / dailymotion et maintenant Twitter où en général
on trouve de l’info de très bonne qualité…
- Combien d’heures consacres tu à la veille par semaine (en moyenne) ?
Il
y a encore un mois, je passais presque 3h chaque jour à chercher de
l’info, et filtrer de quoi mettre sur mon blog. Mais aujourd’hui, les
cours ont repris de façon assez intense et j’ai plus beaucoup de
temps… je dirais entre 1h et 2h en fonction du travail, généralement
réparti entre le matin et le soir.
- Quelles sont les
difficultés que tu rencontres lors de tes veilles ?
La
difficulté que je rencontre généralement c’est le niveau de pertinence.
Il arrive souvent de lire des articles entiers… pour au final ne rien
apprendre. Je préfère trouver de l’information fiable et synthétique.
En termes de « fraîcheur » je n’ai pas trop de problèmes, car j’essaie de
sourcer mes infos au maximum.
- Quelles solutions as tu mis en place pour les contourner ?
Pour
gagner du temps et resté focalisé sur les domaines qui me concernent
(la publicité et les médias sociaux) je me suis créé un flux de sources
de bonne qualité que je lis quotidiennement. J’ai épuré mes lectures.
Cela me manque de « surfer » de blog en blog, mais avec le temps qui
passe, il préférable de rester dans des « eaux sures » pour ne pas
gaspiller de temps précieux…
- Selon toi, pourquoi la veille est nécessaire à l’heure des médias sociaux :
1/ pour les individus
Quelles
que soient vos activités, je pense que la veille est une pratique
inévitable. Ne serait-ce que pour son image en ligne. Il n’est pas
« nécessaire » pour tout le monde de passer des heures en ligne chaque
semaine, en revanche, il est essentiel de garder une bonne image en
ligne, aux vues du nombre de patrons qui « googlent » leurs employés.
2/pour les entreprises
Pour
les entreprises, la veille concurrentielle, est une pratique qui
devient critique. Dépendamment du secteur d’activité, à la vitesse à
laquelle se transmettent les informations, il est nécessaire d’aller
plus loin que les autres en matière d’innovation. De même, il faut
faire attention à ce que VOS informations ne soient pas erronnées. À
l’heure des médias sociaux, la meilleure source d’information sur
l’entreprise se sont… les gens (veille d’opinion) ! On sait très bien
comment observer son consommateur en ligne, mais il y a encore un long
chemin pour arriver à se « l’approprier ». De façon éthique bien entendu.
3/ pour l’Etat
Les
médais sociaux sont une sorte de catalyseur d’opinion. Il n’est pas
difficile de voir si un peuple est mécontent ou non, sur le Web.
Internet est constitué de « traces » qu’il faut savoir dépister. L’Etat
c’est un peu comme une entreprise, mais avec une dimension plus humaine
que la simple relation consommateur / fournisseur. Question politique,
on peut voir l’importance qui est aujourd’hui accordée à Twitter, et
aux opinions des internautes. Les internautes SONT le reflet d’une
population.
- Des prédictions pour 2009 ?
Le Web mobile,
les technologies de traçabilité (RFID / EPC) et l’ouverture des réseaux
soociaux sont les grandes tendances à surveiller, mais je ne crois pas
que ça soit neuf pour quiconque effectue son heure de veille
quotidienne
Le rapprochement des compagnies nées du Web, vers
les grands groupes de communication / Marketing et des applications
concrètes des partenariats nés en 2008 sont à surveiller également.
J’espère aussi voir l’Internet mobile et social prendre son envol… Qui sait!
Blogueurs et pratiques de veille : Jérôme Charron
Je continue la série « Blogueurs et pratiques de veille » avec comme invité aujourd’hui Jérôme Charron l’un des spécialistes du search en France.
- On commence par une petite présentation ?
Jérôme Charron, passionné des moteurs de recherche, je suis tombé dedans tout petit !! Après
avoir lancé la liste de discussion motrech et le blog associé, j’ai
participé au moteur open source Nutch et au lancement du projet Tika. Aujourd’hui CTO de Webpulse (http://www.staragora.com et http://www.shopreflex.com), je n’ai plus le temps de participer activement au développement de Nutch. Je continue cependant à blogguer sur lle blog motrech en compagnie d’Emilie Ogez.
- Pourquoi faites vous de la veille ?
Pour gagner du temps! Pour éviter d’avoir à refaire ou repenser des choses qui existent déjà. Mais aussi pour comprendre et appréhender les domaines proches de mes activités professionnelles et extra-professionnelles.
- Pouvez vous nous décrire vos pratiques de veille ?
Mes
pratiques de veille étaient avant essentiellement basées sur des outils
: Essentiellement Google Reader que je trouve vraiment parfait, Google
Alert (quel bonheur propose maintenant des flux RSS) qui lui en
revanche pourrait être grandement amélioré (manque de fraicheur à mon
sens) et encore quelques mailing lists (hé oui !!!!)
Ma veille se
socialise de plus en plus. Elle devient donc moins systématique, mais
se fait par le biais du « hasard » des réseaux sociaux : Mon réseau
Delicious, Twitter, Facebook (dans une moindre mesure) : Il est à mon
sens aujourd’hui tout aussi important de suivre l’activité de ses amis,
collaborateurs et personnages clés de son domaine pour faire une veille
efficace qui d’utiliser des outils d’alerte sur mots clés.
- Combien d’heures consacrez vous à la veille par semaine (en moyenne) ?
Je
dirais presque autant d’heure que je travaille, puisque pour reprendre
les termes de Jean Marie, c’est une activité en toile de fond. Mais si je devais chiffrer précisément, le temps consacré à la veille, je dirais au moins 3 heures par jour.
- Quelles
sont les difficultés que vous rencontrez lors de vos veilles ?
S’il y a quelques années (mois), ma veille était
essentiellement basée sur les outils, je pestais forcement des
limitations de ses derniers, aujourd’hui l’utilisation des réseaux
sociaux semble me permettre d’avoir une information à la fois plus
précise, mais aussi plus bruitée.
- Quelles solutions avez vous mis en place pour les contourner ?
Aucune
solution réelle. Juste plus de légèreté : si une info importante
m’échappe ce n’est finalement pas si grave : si elle est vraiment
importante, d’autres la bloggueront, ou en parleront sur twitter. Au
final j’aurais accès à cette information importante. Je n’ai pas un
timing critique d’accès à l’information : Détecter les signaux fables
n’est pas une de mes priorités, au contraire détecter les vrais signaux
forts en est une et là c’est beaucoup plus simple.
- Selon vous, pourquoi la veille est nécessaire à l’heure des médias sociaux :
1/ pour les individus
L’individu
peut et doit devenir spectacteur du monde qui l’entoure et Internet est
à mon sens le meilleur moyen qui existe actuellement.
Pour un
individu, faire de la veille, c’est être mieux informé, être plus
critique (à travers un plus grand nombre de points de vue), mieux
maîtriser sa carrière professionnelle, mieux maîtriser sa santé, sa
consommation, ses droits et ses devoirs.
Et finalement, de plus en plus d’internautes font de la veille personnelle sans vraiment le savoir.
2/pour les entreprises
Aucune entreprise ne peut survivre sans un minimum de veille, non ?
L’entreprise doit surveiller et connaître son marché : ses consommateurs, ses concurrents, les tendances, etc…
Existe-t’il encore des entreprises qui ne font pas de veille ?
3/ pour l’Etat
Au même titre qu’une entreprise, un état peut-il survivre sans veille ?
A
l’heure des médias sociaux c’est d’autant plus capital, afin de
comprendre l’état d’esprit des citoyens, leurs attentes et leurs
espoirs.
- Des prédictions pour 2009 ?
Pfou… je n’aime pas ce jeu des prédictions!
Je
me lance : En 2009, Yahoo! avec sa stratégie d’ouverture actuelle va
faire un carton. En mettant son avenir dans les mains des développeurs,
ces derniers vont lui permettre de faire redécouvrir son moteur de
recherche au plus grand nombre. Twitter va enfin trouver un modèle
économique.Netvibes va continuer lentement mais surêment à mourir.
