Tag: Intelligence économique

Appel à communications COSSI : « information, incertitudes, intelligences »

Les membres des comités scientifique et organisateur du Colloque Spécialisé en Sciences de l’Information (COSSI) ont le plaisir de lancer l’invitation aux chercheurs et aux praticiens des sciences de l’information et de la communication (SIC) à participer à la quatrième édition de l’événement qui se tiendra, sous la thématique « Information, incertitudes, intelligences », les 19-20 juin 2012 à l’Université de Poitiers, France. Ce colloque international avec diffusion des travaux sous forme d’actes et dont les travaux se déroulent en français, est ouvert à toute la communauté spécialisée du domaine des SIC.

Les communications peuvent prendre le cheminement de réflexions épistémologiques, conceptuelles, théoriques et de cas pratiques s’inscrivant dans les champs précisés ci-dessous:

A. L’intelligence de l’acte de communication : réalités et pertinence de la communication en réseau ; intégration de l’incertitude et la turbulence dans le processus de communication…

B. L’intelligence du document numérique : problématiques actuelles en records management – supports classiques versus supports multimédias, cycle du document, normes et pratiques, outils, gestion de patrimoine numérique, protection de la vie privée face au chaos de la perte de connaissances…

C. L’intelligence de l’aide à la décision en incertitude : approches de veille stratégique et intelligence compétitive – méthodologie, cycle de l’information, fonctions et services, management, formation et compétences, culture de l’information, prospective, tendances …

D. L’intelligence du capital organisationnel : démarches de knowledge management – propriété intellectuelle et industrielle, transmission de savoir, fracture numérique et développement économique, l’information comme vecteur d’innovation…

 

Merci d’envoyer votre proposition à : nicholas.mallowan@etu.univ-poitiers.fr

Calendrier du colloque :

  •  Date limite pour la soumission des propositions (résumés) : le 31 janvier 2012
  •  Évaluation des propositions : février 2012
  •  Avis aux auteurs : le 15 mars 2012
  •  Version finale des propositions (35000 signes espaces compris) : le 15 mai 2012
  •  Inscription des conférenciers et des participants : à partir du 1er novembre 2011

Présidence du COSSI :

  •  Christian Marcon, co-président, maître de conférences HDR, ICOMTEC – IAE, Université de Poitiers, France
  •  Monica Mallowan, co-présidente, professeure adjointe, Université de Moncton, Canada

Télécharger le dossier d’appel à communications Appel_communications_call_papers_COSSI_2012

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Evènement : Les signaux faibles : nouvelles grilles de lecture du monde – pour anticiper et agir en environnement incertain

Intervenants :

  • Alain Juillet
  • Philipe Cahen
  • Carine Dartiguepeyrou
  • Michel Maffesoli
  • Edgar Morin
  • Philipe Gabillet
  • Maximilien Brabec
  • et Malek Boukerchi

Animé par : Jérome Bonaldi et Philippe Bloch

Date : Jeudi 19 Janvier 2012 de 08H30 à 19H30

Lieu : Cercle national des Armées

Programme, prix & inscription sur www.adgency-experts.com

Programme détaillé : programme_interferences1

 

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Sécurité et sûreté des données : «L’humain reste le maillon faible»

«Les entreprises françaises se font littéralement piller!», assure la cybercriminologue Laurence Ifrah. Elles subissent toutes des attaques informatiques. Mais étouffent en général ces affaires pour ne pas altérer leur image de marque.» Au total, dans le monde, le vol de données en entreprise a causé un préjudice supérieur à 1000 milliards de dollars selon une étude de McAfee, société spécialisée dans la sécurité informatique. «La France figure parmi les pays les plus touchés», affirme le spécialiste Symantec, éditeur de Norton Antivirus.

Les secteurs stratégiques comme la défense, l’aéronautique, le nucléaire et toutes les entreprises de technologie sont particulièrement visés. «Dès qu’un appel d’offres international est lancé, l’espionnage se met en place. Chacun essaie de connaître les propositions des concurrents, pour ajuster la sienne», détaille Laurence Ifrah. Ces vols permettent aussi un «transfert» de technologie à bas coût.

Source : Le Figaro du 13/04/2011

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L’intelligence économique gaulloise ou l’éternel débat…

Disclaimer : cet article est une réponse-contribution au débat lancé suite à l’article de Frédéric : Intelligence économique et veille : avenir et devenir. Il s’agit de ma propre vision alimentée entre autres par mes quelques pérégrinations limitées dans l’univers de l’intelligence économique et de la veille en France, qu’il soit académique, professionnel, ou institutionnel.

Je vais prendre comme point de départ ou fil rouge l’image utilisée dans l’article de Frédéric, celle de la boule de billard, la noire. Si je considère les couleurs, nous sommes bien en présence d’une dualité : NOIR vs BLANC. Cette dualité, matérialise selon moi l’état de ce que c’est l’intelligence économique en France aujourd’hui.

  • Une dualité dans les approches : Défensive VS Offensive / Public VS Privé / CAC40 VS PME / Gratuit VS Payant
  • Une dualité de terrain : Espionnage (industriel, économique ou autre) VS Démarche « légale ».
  • Une dualité dans les intervenants : Techniciens-Praticiens VS Théoriciens
  • Une dualité dans les populations : Jeunes VS Seniors ou encore Militaires/Renseignement VS Le reste (conseil, documentalistes…) tout comme Gens du terrain VS Ceux des tours en marbre ou encore Terrain VS Web
  • Une dualité dans les niveaux d’intervention : Directions Générales VS Directions fonctionnelles ou de fonctions support

Cette dualité constitue à mes yeux l’une des caractéristiques de cette « chose qu’est l’intelligence économique à la française ». Et c’est bien cette dualité, ou cette approche binaire qui est à l’origine de plusieurs confrontations pour ne pas dire affrontements. Alors que en prenant un peu de recul et d’hauteur, il est facile de s’apercevoir que les propos de Martre dans les années 90 ou encore d’autres publications depuis les années 70-80 ont déjà posé les bases de ce qu’il est utile de faire, de comprendre et de mettre en oeuvre. Les commentaires à l’article de Frédéric le matérialisent de manière très parlante, tout comme le cercle qui coupe la balle de billard en 2 demi-sphères ;-) Cette logique de confrontation est évidemment contre-productive voire destructive. Des partenariats qui ne durent pas, un marché qui n’évolue pas, un modèle non exportable car unique à part dans les anciennes colonies ou quelques pays francophones limitrophes.

L’une des pistes envisageables pour aller au-delà de ces clivages est de s’engager dans une démarche de négociation et d’échange durable, en évitant le revers des cercles fermés et autres constellations d’intérêts et groupuscules d’affinités trustés.

Ce qui permettra, entre autres, (j’utilise le futur en parlant du long terme ;-) ) de :

  • diminuer le nombre des formations veille/IE étant donné qu’il y’en à plus de 50, ce qui fait de la France une exception dans son genre !
  • améliorer la qualité des formations et d’optimiser les chances de recrutement des jeunes diplômés
  • descendre un peu des nuages et mettre les pieds par terre pour éviter enfin d’entendre des étudiants en entretien dire « je veux faire de l’analyse stratégique » et que le discours des intervenants soit plus proche des réalités des entreprises et de la réalité économique : salaires à payer, charges, trésorerie…
  • se rapprocher des métiers des entreprises et éviter les masturbations intellectuelles qui ne font que traumatiser les clients, grands ou petits. Car il est évident aujourd’hui que prononcer « intelligence économique » face à un dirigeant d’une petite structure, ça fait peur et il ne voit rien de concret derrière : ni génération de chiffre d’affaire ni économie d’argent.
  • éviter les guerres de chapelle entre courants, écoles, syndicats, car rassurez vous, les gens qui s’identifieront à ce que vous proposez, iront taper sur votre porte directement ! L’inverse est aussi vérifiable.
  • proposer des offres d’emploi / de stage plus réalistes et conformes au terrain. Dans le style « Mise en place d’un dispositif de veille stratégique » pour un stagiaire en 6 mois chrono !

Si je reviens à la balle de billard, vous verrez bien que la superficie noire est beaucoup plus importante que celle blanche. Ceci je l’interprète plutôt comme une lumière dans une jungle noire :) Il y a encore de l’espoir et des marges de progression sur ce domaine, et donc il y a beaucoup à faire : pédagogie, preuve par le résultat, essaimage, apprentissage, sur base d’humilité et de professionnalisme. Raison de cet optimisme : la surface blanche se trouve en haut de la balle. Cette position je l’interprète comme une invitation à prendre la problématique non par le petit bout de la lorgnette, mais plutôt par l’hauteur et dans sa globalité. Ceci évite les confrontations inutiles et stériles et permet de mettre autour de la même table les différentes parties prenantes.

Je continue avec la balle de billard pour m’attarder sur sa forme : sphérique, sans angle, arrondie. Ce qui veut dire selon moi que nous intervenons dans un environnement en équilibre mouvant et non stable et que la réussite dépend de la capacité d’adaptation et de réaction de chacun et de tous. Vouloir à tout va « normaliser » peut se révéler à terme inefficace. Les anglo-saxons parlent plutôt de standards et non plus de normes : plus souples, plus flexibles et dynamiques.

A la lumière de ces éléments, sans pour autant m’attarder sur les raisons historiques, culturelles, économiques et politiques, il est évident que le débat sur l’intelligence économique n’est pas prêt de s’arrêter. Ceux qui veulent faire avancer les projets et les réflexions le feront malgré les difficultés en puisant dans leur volontarisme. Après, faut laisser la loi du marché faire son travail et le temps faire sa sélection naturelle :)

A vos commentaires et longue vie au débat ! :)

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Cartographie MISTEre de l’intelligence économique, ou l’art de la gonfluence

Rares sont mes coups de gueule sur Demain la veille, puisque j’essaye toujours de construire et faire avancer les choses, sans tomber dans les critiques destructrices systémiques (puisque j’en ai ni l’envie ni le temps). Cette fois, j’estime qu’il est important de partager certains éléments critiques qui deviennent assez flagrants dans ce petit monde français de la veille et de l’intelligence économique.

Les faits :

Un groupe d’étudiants en M2 de l’ESIEE / MISTE, sous l’encadrement de deux tuteurs du corps enseignant, ont publié début septembre 2010, une cartographie des acteurs de l’intelligence économique en France. Le document final de 36 pages comporte à la fois le mode opératoire, la méthodologie de travail et les résultats.

Mes commentaires :

Si l’initiative est à saluer, vu la délicatesse de l’exercice, et qui a le mérite de lister des acteurs (selon les propos de Christophe ;) ) elle comporte néanmoins une collection conséquente de biais méthodologiques, d’aberrations et de déformations de la réalité qui laissent tout professionnel qui se respecte sceptique sinon « admiratif de la portée de l’intelligence humaine ».

Je ne vais pas lister TOUS les biais et autres erreurs et non sens, mais je vous invite à consulter l’avis de Frédéric, qui en recense quelques uns, les plus flagrants. Je vais néanmoins pour ma part m’attarder sur d’autres points critiques.

D’abord, la production ou l’élaboration d’une typologie d’acteurs est toujours un exercice délicat. Mélanger le domaine d’intervention (territorial) avec le statut de la structure (institutions) ou encore le métier (conseil) sans expliquer la démarche intellectuelle et les postulats de départ qui ont permis de choisir et de privilégier ces catégories est synonyme d’un biais méthodologique majeur. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les études ou productions professionnelles sur le marché de la veille ou de l’intelligence économique en France sont très très rares ! Puisque tout simplement ça engage à mettre dans des cases des acteurs qui sont potentiellement voire effectivement intervenants sur plusieurs domaines ou segments d’activités.

Ensuite, aucun cadrage ni définition de périmètre ne sont mis en avant quant aux notions de l’intelligence économique ou de l’influence. Ceci signifie un territoire non identifié et donc le flou total dans ce qu’on peut faire dire aux sources et données collectées.

Quant au travail de sourcing, la méthode privilégiée ne peut tenir la route, puisqu’elle est tronquée dès le départ, en mélangeant du Weborama avec une sélection non exhaustive proposée le SCIE. Alors que plusieurs listes sont déjà proposées sur une simple recherche « liste blogs veille » sans parler forcément de ma cartographie subjective des blogs de veille et intelligence économique.

Ce même travail de sourcing donne lieu donc à des pépites, avec un site de jeu en ligne classé 3ème, un opérateur privé qui emploie régulièrement des spécialistes en intelligence économique, et qui dispose d’un blog externe parlant plutôt d’innovation…(Pour l’anecdote, j’ai eu affaire avec cet opérateur en 2006 pour propos diffamatoire sur Vtech), un blog des Editions Weka qui n’a pas été mis à jour depuis Mars 2010… et j’en passe…

Et je me demande comment ils n’ont pas pu identifier des acteurs comme l’INIST, GEOS, l’INPI, Histen Riller, Spotter, le Ministère de l’Intérieur, les DIRECCTE…

En outre, ce travail cite entre autres comme références bibliographiques les travaux de Luc Quoniam, sur la cartographie d’acteurs en IE. Je me demande comment ont-ils fait pour exploiter cette production de qualité ?!?

L’autre point qui à mes yeux est très dangereux, c’est l’utilisation à tout va de la cartographie. Il faut savoir que la cartographie n’a jamais été une fin en soi, ça reste un outil, mais c’est un outil à double tranchant ! Et le premier piège, c’est d’oublier de se poser la question du Pour Quoi ? (For What, ce qui est totalement différent du pourquoi / why). S’il n’y a pas un sens derrière, une objectivation, ça ne sert à rien. D’autant plus que le résultat final, qui plus est automatisé avec des outils, ne reflète et ne cartographie que les erreurs ou biais dans la méthode de travail ! Un Gephi est bête, un Gephi n’est pas intelligent ! Il ne fait que reproduire et automatiser ce que vous lui demandez de faire.

Mais ce qui me fait rédiger cet article et pousser ce coup de gueule, se résume dans les points suivants :

  • L’Académie de l’intelligence économique qui cautionne ce travail dans des termes élogieux…
  • Un portail régional de l’IE qui reprend l’annonce de publication
  • Et enfin, payer 9500€ la formation pour fournir finalement un travail que je ne saurais qualifier, avec la caution notamment de la CCI de Paris…

No comment, l’IE est morte, vive l’IE, et longue vie à la gonfluence !

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[Evènement] : L’intelligence d’entreprise au service de la stratégie décisionnelle

Dans la compétition internationale actuelle, la capacité de l’entreprise à développer et valoriser les bases de connaissances stratégiques, autrement dit, à maîtriser l’information, constitue un avantage concurrentiel décisif et durable. C’est l’Intelligence d’Entreprise. Mais encore faut-il optimiser les bonnes pratiques pour surveiller, analyser, capitaliser et sécuriser votre patrimoine informationnel afin de créer un vrai dispositif au service du decisionnel.
Dès lors, quelles méthodes et quels outils intégrer à cette démarche pour exploiter les bonnes informations au bon moment ? Comment transformer ces données en ressource stratégique pour optimiser la prise de décisions ? Quels sont les fondements de la réussite d’un projet d’Intelligence d’Entreprise?

Bull, intégrateur de grands projets informatiques et décisionnels, et AMI Software, éditeur de logiciels de veille, vous proposent de découvrir toutes les étapes d’optimisation et d’industrialisation d’un processus intégré au système de pilotage stratégique.

Agenda et Inscription / Marseille, le jeudi 18 novembre 2010 / Radisson Blu Hotel

9h30 Accueil café


10h00 Introduction

Eric Passeron, Directeur Bull Services Intégration & Software

L’Etat au service des entreprises en matière de veille : une politique de plus en plus territoriale

Marc Frenger, Chargé de mission régional à l’IE, Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi

Concilier Décisionnel et Intelligence d’Entreprise
Gérald Favre, Favre Consulting

La capitalisation de connaissances scientifiques et techniques à l’IRSN
Helmut Pitsch, Directeur de projet, IRSN

De la veille à l’Intelligence d’Entreprise : retours d’expériences
Rémy Carron, Directeur Commercial, AMI SoftWare

L’Intelligence d’Entreprise : les meilleures pratiques
Jean-Michel Rondeau, Directeur de projet, Bull

La Business Intelligence : le pilotage stratégique
Eric Gutekunst, Responsable offre Business Intelligence, Bull

13h00 Cocktail déjeunatoire

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Intelligence économique et gestion des risques : Kroll racheté par Altegrity

L’information est passée pratiquement inaperçue en cette période creuse. En ce début du mois de Août, la société Kroll, spécialiste de la gestion des risques avec des interventions en matière de renseignement financier et d’intelligence économique, vient d’être rachetée par Altegrity. Kroll change ainsi de mains, puisque Marsh & McLennan Cos. a réussi à valoriser la transaction à 1,13 milliards de dollars américains. Avec cette acquisition, le groupe Altegrity disposera d’un réseau de 11 000 collaborateurs répartis sur une trentaine de pays.

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