« Certes. Mais pour être innovant, encore faut-il être informé, connaître les marchés dans lesquels on évolue. Une nécessité qui a incité l’entrepreneur lausannois à participer au projet de recherche en veille et intelligence économique mené en 2006 et 2007 auprès de PME romandes par la Haute école de gestion de Genève. Cette vaste étude a donné lieu à un guide pratique tout récent disponible gratuitement sur Internet* et décrivant pas à pas les étapes de la mise en place d’un système de veille au sein d’une organisation publique ou privée. «Il existe de nombreuses publications en français, mais aucune qui s’adresse spécifiquement aux Romands, explique Hélène Madinier, professeure à la HEG et coauteur de l’ouvrage. Nous avons comblé cette lacune.» »
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Dans le numéro 4 de la revue « Documentaliste, Sciences de l’information », coordonné par Armelle Thomas, j’ai eu le plaisir de co-rédiger un article sur la veille collaborative avec Alpha DIALLO, gérant de Help Management. Ce numéro est très riche en témoignages, où plusieurs auteurs reviennent sur les enjeux, les pratiques et les scénarios de la veille. On y retrouve Sylviane Descharmes, Jean-Pierre Bernat, François Libmann, Christophe Deschamps, Alain Beauvieux, Patrice François…
« Difficile de ne pas pratiquer les principes du collaboratif lorsque l’on fait de la veille stratégique aujourd’hui. Ce mouvement, transversal aux métiers, aux disciplines et aux thématiques, améliore la pertinence des résultats par la multiplicité des points de vue et permet gains de temps et économies d’échelle. Alpha Diallo et Aref Jdey passent en revue les enjeux, les méthodes et les outils de cette nouvelle tendance à l’efficacité collective. »
Même si l’article porte un nom accrocheur, il est évident que les réseaux sociaux professionnels ou grand public sont une source d’information à ne pas négliger et à recouper avec d’autres données et informations (presse, contact humain…). La présence d’un ou plusieurs salariés d’une entreprise sur un de es réseaux permet d’avoir une idée supplémentaire sur l’organisation et le fonctionnement interne : postes et missions actuels, futurs postes, expériences, mais aussi réseaux professionnels, appartenances et formations…Bref, tout un tas de données qui, analysées et recoupées, permettent d’améliorer la vision d’un décideur.
Les sites communautaires ne sont pas seulement un moyen pour les professionnels ou les internautes de rester en contact, mais également une source d’informations et de business pour les entreprises elles-mêmes, d’après Anderson Analytics. Le cabinet a décortiqué les profils des utilisateurs du LinkedIn, en se basant sur un questionnaire envoyé à un panel de membres. 53 000 personnes ont répondu, sur les 30 millions de membres que compte le site. Anderson Analytics fait un premier constat intéressant. 60% des membres du réseau social jouissent de revenus relativement confortables et 66% disposent d’un pouvoir de décision au sein de l’entreprise. Selon le cabinet, les décideurs et les prescripteurs sont plus enclins à partager leurs points de vue et vont volontiers les exposer sur les réseaux sociaux.







