Réseaux sociaux

Pourquoi Twitter ne peut pas prédire les élections présidentielles ?

Plusieurs études, recherches et expérimentations ont été développées pour démontrer la capacité prédictive de Twitter et des échanges sur cette plateforme en matière d’élections présidentielles.

Récemment, Technology Review, du MIT, est revenue sur une étude « contre-enquête » conduite par Daniel Gayo-Avello de l’université espagnole d’Oviedo, et qui remet en cause un ensemble d’études précédentes quant au pouvoir prédictif de Twitter.

Les principaux arguments avancés et documentés par le chercheur se résument ainsi :

  • Les études conduites à ce jour partent de l’hypothèse que les tweets sont fiables et reflètent exactement l’intention et la volonté de leur auteur. Le sarcasme, l’ironie, le mensonge, la propagande, les rumeurs ne sont pas pris en compte pour ajuster les résultats des prédictions.
  • Le paramètre démographique a été ignoré dans la majorité des expériences étudiées. Les usagers de Twitter sont majoritairement plus jeune et donc ne sont pas forcément représentatifs de l’ensemble de la population votante, ni de sa distribution sur les zones géographiques.
  • Ensuite, l’autre biais identifié par le chercheur consiste dans l’auto-sélectivité puisqu’il n’y a que ceux qui s’intéressent à la politique qui publient des tweets politiques (de près ou de loin). Ceci élimine de facto la majorité silencieuse, une population de poids qui est sous-représentée et insuffisamment étudiée dans ce type de recherches.
  • Enfin, le chercheur insiste que l’ensemble des prédictions se basent jusqu’à ce jour sur des données passées, et que toutes les analyses faites à ce jour ont été conduites après les résultats d’élections.

 

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Quand les médias sociaux remplacent les médias traditionnels comme source d’information

Les exemples sur les 3 dernières années ne manquent pas. Plusieurs évènements ont été d’abord diffusés sur les médias sociaux, principalement Twitter, Facebook et Youtube. Je cite à titre d’exemple les attentats de Bombay, le crash de Hudson, la mort de Ben Laden et Whitney Houston, l’affaire DSK ou encore plus récemment le cas Quick.

Cette infographie revient sur ce sujet de manière globale, en présentant quelques chiffres clefs concernant les habitudes d’informations aux USA, les avantages et limites de cette nouvelle tendance avec les risques de fiabilité et la course au scoop, etc.

 

Source: schools.com via Aref on Pinterest

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Les 10 titres de poste les plus improbables sur Linkedin

Linkedin regorge à la fois de profils de qualité mais aussi de surprises uniques. C’est le constat dressé par la firme britannique IntaPeople qui a recensé 10 titres de poste, totalement improbable, mais oh combien représentatifs de notre contexte actuel : communautés, social, digital, buzz, image de marque, personal branding, etc.

  1. Digital Overlord
  2. Creator of Happiness
  3. Retail Jedi
  4. Wizard of Light Bulb Moments
  5. Dream Alchemist
  6. Chief Chatter
  7. Change Magician
  8. Accounting Ninja
  9. Chief Biscuit Dunker
  10. Direct Mail Demi-God

Et vous, avez-vous déniché au passage des titres de postes originaux ?

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Quelques mesures de sécurité pour protéger votre compte Twitter

Un compte Twitter peut être la cible de plusieurs actions nuisibles. Je cite à titre d’exemple le piratage des compte de Obama, Spears… Ou encore l’usurpation d’identité en se passant pour le propriétaire du compte, sans parler des vers, trojans et autres scams et DM infestés.

  • Pour éviter tout ça, quelques mesures de sécurité à prendre en compte et mettre en oeuvre régulièrement :
  • Changer de mot de passe chaque 3 mois voire 6 mois
  • Eviter l’utilisation d’un même mot de passe pour votre messagerie principale, vos comptes en ligne, etc
  • Faire appel aux majuscules, chiffres et caractères spéciaux dans la composition du mot de passe
  • En cas de soupçon de problèmes, révoquer les droits d’accès des applications tiers connectés au compte Twitter
  • Eviter de cliquer sur les liens présents dans des DM dont vous ne connaissez pas l’expéditeur
  • S’assurer que la connexion se fait en HTTPS
  • Bloquer et signaler en spam les comptes à risque
  • S’assurer d’avoir les dernières mises à jour de l’antivirus local

 

 

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Démystifier les médias sociaux pour les dirigeants

Il est clair qu’aujourd’hui, les médias sociaux restent confinés à très peu de secteurs d’activités, de métiers et de fonctions. Ce sont principalement le marketing et la communication qui prennent en charge ce chantier, sans pour autant qu’il y ait une approche globale et transverse.

Dans le dernier numéro de McKinsey Quarterly, un article revient sur les raisons expliquant une certaine distance entre les décideurs et grands responsables à s’approprier les médias sociaux dans le cadre professionnel, et propose en même temps une grille de lecture intéressante pour mieux appréhender cette activité.

Selon les auteurs, 2 principaux freins à l’adoption des médias sociaux par les décideurs sont identifiés, justifiant ainsi l’énigme autour de ce concept chez un grand nombre de dirigeants : La première concerne la nature nébuleuse du monde des médias sociaux et sa complexité (au-delà de sa technicité). La seconde est l’absence d’une mesure fiable et généralisée de l’impact financier de l’ensemble des démarches entreprises dans ce cadre. Autrement dit, le ROI.

L’article revient ensuite sur un ensemble de success stories, principalement en provenance des USA et concernant des grands comptes comme Pepsi, Ford, Levi’s, etc.

Le panel des autres propose enfin une grille de lecture et un framework utile pour bien décrire les 4 fonctions clefs d’un chantier social media et la dizaine d’activités qui en découlent à chaque étape.

Les 4 fonctions clefs sont :

  1. Le suivi et la surveillance des échanges et conversations (Monitoring)
  2. Interagir en apportant des réponses précises (Respond)
  3. L’amplification et la valorisation (Amplify)
  4. La conduite d’actions et l’orientation vers de nouvelles expériences client (Lead)

A chaque fonction parmi les 4 citées ci-dessus, une ou plusieurs activités seront mises en oeuvre en suivant le parcours d’achat d’un internaute, du démarrage de la réflexion autour de l’achat d’un produit ou service jusqu’au bout de la chaîne avec les recommandations.

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Comment vérifier les contenus publiés sur les médias sociaux ?

Voici une check-list pratique pour vérifier les contenus publiés sur les médias et réseaux sociaux, qu’ils soient des articles, des images, des vidéos ou des flux audio. Les risques de désinformation, de déstabilisation sont de plus en plus importants étant donnée la vitesse de propagation de ces contenus en ligne. L’un des derniers exemples en date est la diffusion via Twitter d’un photomontage d’une journaliste de la Fox concernant l’affaire Merah à Toulouse.

 

  • Surveiller les différentes plateformes clefs de diffusion de contenus numériques comme Facebook, Youtube, Wikipedia, Twitter, etc pour pouvoir notamment recouper le plus rapidement possible les informations.
  • Suivre les tendances et leur localisation géographique avec des services et applications comme Hootsuite, Trendsmap, etc
  • Se constituer un réseau de correspondants (locaux) et contacts de confiance pour pouvoir les mobiliser le plus rapidement possible et couper court aux rumeurs et fausses informations. Ce réseau peut être présent sur Twitter comme le cas de A.Carvin, Senior Strategist de la radio américaine NPR.
  • Vérifier la véracité des images publiées avec l’aide d’applications et services de Reverse Search comme TinEye, Wolfram ou Google Images.
  • Dans certains cas, ne pas hésiter à contacter directement la source, et remonter à l’origine même de l’information et de son propriétaire.
  • Vérifier l’historique et les possibles traces laissées relatives à la rumeur directement en ligne en recherchant par exemple avec un extrait (une phrase ou un paragraphe) et le recouper avec 3 autres publications différentes.
  • Il est conseillé aussi de faire appel aux services de Whois et IP Lookup pour vérifier qui est le dépositaire d’un nom de domaine et disposer ainsi d’un autre angle de recoupement.
  • Appliquer régulièrement l’adage « Trop beau pour être vrai ».
  • Faire appel au crowdsourcing en mobilisant sa communauté pour co-vérifier l’information et le contenu soupçonnés d’être faux. Ca peut se faire via Twitter, Facebook ou encore par mail.
  • En cas d’erreur, n’hésitez surtout pas à apporter une correction à votre contenu en mentionnant clairement la mise à jour (erratum).

Si vous avez d’autres astuces, techniques, méthodes, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires ;-)

 

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Quand le Department of State montre l’exemple en adoptant l’esprit Enterprise2.0

Le fer de lance de la diplomatie américaine peut se targuer de l’une des meilleures expériences en matière d’Enterprise 2.0 avec un ensemble de pratiques, de démarches et d’applications au service de ses collaborateurs. Ce qui constitue une véritable exception dans des contextes de travail ou l’approche par silos et les lourdeurs hiérarchiques sont légions.

Dans un rapport (PDF) du Lowy Institute, le dispositif eDiplomacy est décortiqué de manière précise et donne un ensemble de repères, d’indications et de bonnes pratiques pour ceux qui souhaitent aller de l’avant.

The US State Department has become the world’s leading user of ediplomacy. Ediplomacy now employs over 150 full-time personnel working in 25 different ediplomacy nodes at Headquarters. More than 900 people use it at US missions abroad.

Plusieurs domaines sont concernés par ce dispositif, allant du knowledge management, Internet Freedom jusqu’au Disaster Response en passant par la Public Diplomacy. L’organisation globale s’aligne sur les périmètres d’activités pour éviter les transformations radicales poussant à générer des frustrations ou des freins à l’adoption du dispositif.

Ce dispositif est fondé sur un principe maître : la véritable richesse réside dans les savoirs détenus par chaque collaborateur et par l’ensemble des équipes.

En 2003, une stratégie de Knowledge Leadership a été approuvée et présentait les objectifs suivants :

  • faire appel aux communautés en ligne pour le partage d’informations au-delà des contraintes géographiques et des périmètres d’activités
  • optimiser l’identification des ressources là où elles se trouvent, en un minimum de temps et avec un maximum de pertinence
  • identifier de nouveaux moyens et de nouvelles méthodes pour un partage plus efficace et efficient des expériences individuelles et collectives.

Le dispositif s’appuie sur 4 modules complémentaires :

  • Corridor : l’équivalent d’un Facebook, jouant le rôle d’un réseau social interne hautement sécurisé, développé avec BuddyPress et disposant de près de 7000 membres. Son utilité réside notamment dans l’identification de compétences clefs chez des collaborateurs partout dans le monde, comme les compétences linguistiques.
  • Communities@State : un ensemble de blogs internes communautaires spécifiques à chaque « métier » au niveau du ministère. Depuis sa création en 2005, plus de 45000 contributions/billets ont été publiés.
  • Diplopedia : Le wikipédia du monde diplomatique, interne au DoS, et alimenté par les collaborateurs. Il est composé de plus de 15000 articles, près de 5000 utilisateurs inscrits, et plus de 40000 pages vues par semaine.
  • Search : l’outil de recherche de référence de l’ensemble des briques fonctionnelles du dispositif.

 

 

 

 

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