Plusieurs études, recherches et expérimentations ont été développées pour démontrer la capacité prédictive de Twitter et des échanges sur cette plateforme en matière d’élections présidentielles.
Récemment, Technology Review, du MIT, est revenue sur une étude « contre-enquête » conduite par Daniel Gayo-Avello de l’université espagnole d’Oviedo, et qui remet en cause un ensemble d’études précédentes quant au pouvoir prédictif de Twitter.
Les principaux arguments avancés et documentés par le chercheur se résument ainsi :
- Les études conduites à ce jour partent de l’hypothèse que les tweets sont fiables et reflètent exactement l’intention et la volonté de leur auteur. Le sarcasme, l’ironie, le mensonge, la propagande, les rumeurs ne sont pas pris en compte pour ajuster les résultats des prédictions.
- Le paramètre démographique a été ignoré dans la majorité des expériences étudiées. Les usagers de Twitter sont majoritairement plus jeune et donc ne sont pas forcément représentatifs de l’ensemble de la population votante, ni de sa distribution sur les zones géographiques.
- Ensuite, l’autre biais identifié par le chercheur consiste dans l’auto-sélectivité puisqu’il n’y a que ceux qui s’intéressent à la politique qui publient des tweets politiques (de près ou de loin). Ceci élimine de facto la majorité silencieuse, une population de poids qui est sous-représentée et insuffisamment étudiée dans ce type de recherches.
- Enfin, le chercheur insiste que l’ensemble des prédictions se basent jusqu’à ce jour sur des données passées, et que toutes les analyses faites à ce jour ont été conduites après les résultats d’élections.










