Capture d’écran 2013-04-23 à 12.18.40

Twitter débauche le Data Editor du Guardian, pour donner du sens à son contenu

La nouvelle est passée quasiment inaperçue, alors qu’il s’agit d’un des mouvements clefs pour le futur de Twitter. Simon Rogers, l’ancien éditeur du Guardian Datablog et l’un des datajournalistes les plus en vogue, va rejoindre début mai l’entreprise américaine, en tant que Data Editor.

Simon Rogers

Avec cette nouvelle mission, Twitter vise certainement à optimiser la manière dont son contenu est traité et exploité. Autrement dit, comment rendre plus intelligent et faire ressortir du sens des masses continues de plusieurs centaines de millions de tweets quotidiens. Un contenu qui ne cesse de s’enrichir en englobant les différents formes multimédia : musique (avec le lancement de Twitter Music récemment), vidéos (avec les derniers accords signés, certains s’attendent à l’émergence d’une Twitter TV), images, etc.

Des rapprochements et des consolidations qui préfigurent la constitution d’une nouvelle plateforme globale plurimédia, avec un modèle économique en cours de stabilisation, notamment avec la signature récente d’un des plus grands contrats publicitaires entre Twitter et Publicis, pour monétiser son audience (Une enveloppe estimée entre 400 et 600 M$ sur 3-4 ans, selon Maurice Levy).

Un Data Editor du calibre de Simon Rogers, serait donc capable de faire ressortir des schémas d’usage à grande échelle, des méthodes d’analyse et de détection des tendances, ou encore des circuits type de propagation de l’information inter et intra communautés. Ce qui serait dans ce cas, une réponse claire et précise aux détracteurs du réseau social qui se manifestent à chaque évènement critique, où le réseau se transforme en véhicule de propagation de rumeurs et de fausses nouvelles : fusillades, chasse à l’homme, attentats, catastrophes naturelles, etc.

Par ailleurs, étant donné l’historique de Simon Rogers avec le Guardian, sa capacité pédagogique à démystifier certains phénomènes, et produire du storytelling interactif et didactique, son intégration à l’équipe Twitter ne peut être que bénéfique. Il est possible alors de s’attendre aussi à la proposition d’un mécanisme plus fiable de filtrage et de priorisation des tweets selon leur véracité, par exemple. Ou encore, à une ligne éditoriale parallèle qui met en valeur le contenu et le savoir-faire technologique de Twitter, comme c’est le cas avec Google et son Google Think. Sans oublier bien évidemment l’optimisation de l’offre professionnelle analytique Twitter à destination des marques, en proposant par exemple des sets et bibliothèques d’analyse prêts à utiliser, pour mieux valoriser leur contenu et leur image.

Twitter, la nouvelle plateforme trans/plurimédia ? Qu’en pensez-vous ?

Articles similaires:

2 Posted on 23 avril, 2013 by Aref JDEY

Partagez cet article avec la communauté !