Bienvenue dans la nouvelle économie de la réputation

« Imaginez un monde où une banque prendra en compte votre réputation en ligne pour vous accorder un crédit, où les chasseurs de tête vous contactent grâce à votre expertise sur les forums en ligne comme Quora, où un statut publié sur Airbnb vous octroie une crédibilité supplémentaire sur WhipCar, où votre carte de visite sera remplacée par un profil numérique de votre e-réputation, mis à jour en temps réel… »

C’est comme ça que le Wired a décrit dans sa dernière édition la nouvelle économie basée sur la réputation des individus, où l’ensemble des transactions et des relations intègrent désormais le paramètre de crédibilité et de confiance, fondamentaux de la réputation (ce qui n’est pas le cas de l’influence).

Wired explique entre autre, que des secteurs comme le e-commerce, la banque, etc s’appuient sur la connaissance véritable de l’individu client, consommateur… sachant qu’à ce jour, les transactions se déroulent majoritairement dans des conditions d’asymétrie informationnelle. Là où cette économie présente un potentiel, c’est dans la possibilité de transférer « son capital réputation » d’un espace/service à un autre : transférer sa note de confiance eBay à Amazon ou Etsy par exemple.

MovenBank a lancé récemment CRED, une nouvelle méthode de calcul pour l’octroi de crédit à ses clients : outre les critères classiques (financiers, de santé, de solvabilité, etc), CRED intègre l’activité sociale et communautaire de l’individu, sa réputation en ligne et le degré de confiance que lui accordent ses partenaires.

Le risque principal, qui reste pour le moment le véritable talon d’Achille de l’ensemble des acteurs, concerne la confidentialité des données des utilisateurs, leur centralisation et leur échange entre partenaires commerciaux.

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0 Posted on 21 août, 2012 by Aref JDEY · 5 comments

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5 comments

  1. Pingback: La Lucarne Numérique » Bienvenue dans la nouvelle économie de la réputation

  2. Julien Garderon

    Étant d’un naturel critique, je m’étonne que l’on puisse voir comme une nouveauté la réputation dans le secteur bancaire. Dans tous les secteurs d’ailleurs…

    Habiter dans tel ou tel quartier, s’habiller de telle façon, être passé ou non dans la presse (et pour quoi), le métier exercé, demander un extrait de casier judiciaire, le statut marital ou encore une visite médicale : n’est-ce pas là aussi une manière de concevoir une réputation ?

    Certe celle-ci est « classique », au sens où elle est déjà pratiquée un peu partout. Et puis la banque a cette particularité qu’elle suit nos achats (paiement par carte bancaire, chèque), et nos déplacements (retraits d’argent ou connexion à la plateforme client) et possède donc déjà énormément d’information sur la réalité de notre vie.

    Le marketing nous suit déjà depuis des années (carte de fidélité, téléphone portable, offre promotionnelle en échange de données personnelles, etc.) et, à défaut de voir ça sous un angle strictement de « réputation », on y désigne des profils. En cherchant parfois les « leaders d’opinion » ou les « early-adopters »… Ah merde, c’est pas déjà une réputation ça? ;)

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  4. Erwan Moyon

    Je suis bien d’accord avec la remarque mais l’article ne fait-il pas référence à la « e-réputation » plutôt qu’à la « réputation » à proprement dite ? 

    Les nouvelles problématiques liées à l’émergence de la nouvelle bulle des réseaux sociaux amènent les différents acteurs du marché à se remettre en question. Et tous les points énoncés dans cet article font référence à des problématiques nouvelles ;)

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