Comment vérifier les contenus publiés sur les médias sociaux ?

Voici une check-list pratique pour vérifier les contenus publiés sur les médias et réseaux sociaux, qu’ils soient des articles, des images, des vidéos ou des flux audio. Les risques de désinformation, de déstabilisation sont de plus en plus importants étant donnée la vitesse de propagation de ces contenus en ligne. L’un des derniers exemples en date est la diffusion via Twitter d’un photomontage d’une journaliste de la Fox concernant l’affaire Merah à Toulouse.

 

  • Surveiller les différentes plateformes clefs de diffusion de contenus numériques comme Facebook, Youtube, Wikipedia, Twitter, etc pour pouvoir notamment recouper le plus rapidement possible les informations.
  • Suivre les tendances et leur localisation géographique avec des services et applications comme Hootsuite, Trendsmap, etc
  • Se constituer un réseau de correspondants (locaux) et contacts de confiance pour pouvoir les mobiliser le plus rapidement possible et couper court aux rumeurs et fausses informations. Ce réseau peut être présent sur Twitter comme le cas de A.Carvin, Senior Strategist de la radio américaine NPR.
  • Vérifier la véracité des images publiées avec l’aide d’applications et services de Reverse Search comme TinEye, Wolfram ou Google Images.
  • Dans certains cas, ne pas hésiter à contacter directement la source, et remonter à l’origine même de l’information et de son propriétaire.
  • Vérifier l’historique et les possibles traces laissées relatives à la rumeur directement en ligne en recherchant par exemple avec un extrait (une phrase ou un paragraphe) et le recouper avec 3 autres publications différentes.
  • Il est conseillé aussi de faire appel aux services de Whois et IP Lookup pour vérifier qui est le dépositaire d’un nom de domaine et disposer ainsi d’un autre angle de recoupement.
  • Appliquer régulièrement l’adage « Trop beau pour être vrai ».
  • Faire appel au crowdsourcing en mobilisant sa communauté pour co-vérifier l’information et le contenu soupçonnés d’être faux. Ca peut se faire via Twitter, Facebook ou encore par mail.
  • En cas d’erreur, n’hésitez surtout pas à apporter une correction à votre contenu en mentionnant clairement la mise à jour (erratum).

Si vous avez d’autres astuces, techniques, méthodes, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires ;-)

 

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0 Posted on 23 avril, 2012 by Aref JDEY

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