J’ai parlé il y a près de 2 ans des problématiques liées à la gestion de l’identité numérique d’un individu décédé, et les risques que ça génère, en utilisant le terme « identité numérique post-mortem ». Depuis, d’autres productions ont commencé à voir le jour allant dans ce sens. Profitant de cette vague de tendance, certains n’hésitent pas à se faire de l’argent pour « nettoyer les traces » que vous pourrez ainsi laisser sur le Web. Même si je n’adhère pas à ce type de discours et de positionnement éphémère, voici qu’une autre population de prestataires commencent à germer, notamment aux USA. C’est ce que j’appelle les croques-morts 2.0. Sur les traces de Facebook et de Twitter, qui proposent quelques actions à suivre en cas de décès d’un utilisateur, ces sociétés monnayent un certain nombre de services.
De quoi s’agit-il ? Tout simplement de sociétés qui vont faire le ménage après votre décès, mettre en application vos testaments numériques… Un système de vérification permet de savoir si vous êtes encore en vie (ou pas) par l’envoi systématique de mails, et en absence de réponse, la personne que vous auriez recommandée sera notifiée. Coûtant une trentaine d’euros, les services proposés par des sociétés comme AssetLock.net, Legacy Locker ou Deathswitch, sont à mon avis une cible de rachat par des cabinets d’avocats, notamment spécialisés en NTIC. Même si la nouvelle tendance est bien existante, le volet juridique peine à suivre, sans parler des enjeux sociaux et éthiques qui peuvent en découler.








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