J’ai eu l’occasion d’échanger avec JiaYi Lee de la société JamiQ, éditeur asiatique (Singapour) d’une plateforme de veille image en langues asiatiques et latines. Peu d’éditeurs disposent aujourd’hui d’offres fiables et de qualité pour la surveillance des contenus asiatiques, et c’est le défi que JamiQ a relevé avec succès.

JamiQ est une offre disponible en ASP, avec un modèle économique assez abordable allant de 50$ par mois pour le tarif de base jusqu’à 4000$ par mois pour une surveillance de 100 sujets. Le principe est simple : un sujet (topic) est la surveillance d’un corpus de mots clefs sur un panel de sources à choisir parmi le catalogue proposé par défaut, avec l’accès à un tableau de bord de suivi.

Les principales caractéristiques de cette offre sont les suivantes :

Un catalogue de connecteurs pré-paramétrés et la possibilité de rajouter ses propres sources en format RSS, ce qui permet dans une logique de e-réputation et de veille image de couvrir un large spectre avec un minimum d’efforts. On y trouve les classiques moteurs de blogs, d’actualités, Facebook (Pages et groupes), Twitter…

Notons par ailleurs que ces sources comprennent déjà un corpus en langues asiatiques comme le chinois, le japonais, le koréen ou encore le taiwanais. L’ajout de sources et de connecteurs spécifiques se fait sur demande, et Jiayi Lee était très réactif pour intégrer Wikio et Google en français.

Un module d’organisation des sujets de veille est accesible depuis la page d’accueil avec une facilité de prise en main surprenante, ce qui permet de manière rapide d’accéder aux sources, aux résultats ainsi qu’aux autres paramètres de configuration. Ce module présente de manière synthétique la volumétrie et le pourcentage des résultats absolus et relatifs de la surveillance pour les dernières 48H.

Quand on parle de reputation monitoring, on parle forcément de tableau de bord et d’indicateurs de suivi quantitatifs mais aussi qualitatifs. JamiQ propose différentes fonctionnalités allant des aspects basiques de suivi de volumétrie jusqu’au filtrage par niveau d’influence ou encore par tonalité. Notons que ces deux derniers aspects sont basés sur des technologies et des algorithmes propres développés par JamiQ. L’éditeur présente de manière transparente le fonctionnement de la sélection et du classement de l’analyse des sentiments et des niveaux d’influence des sources. Une remarque concernant les tonalités, JamiQ n’affecte aucune tonalité (même pas neutre) quand l’algorithme n’arrive pas à détecter le sens et la portée du message.

Le filtrage de contenu peut se faire selon différents critères : type de sources, niveau d’influence, tonalité ou encore la période ou le segment… Ce dernier critère est l’une des fonctionnalités phares de JamiQ, puisqu’il s’agit d’un système de segmentation automatique par zone géographie, par fonction, par type de média…

Il est possible par ailleurs d’accéder aux contenus en question, mais aussi de les exporter de manière globale ou fine pour effectuer plus d’analyses avec les outils dédiés.

Toutefois, cette jeune plateforme ne dispose pas encore de certaines fonctionnalités indispensables dans une logique de veille image et de collaboration :

  • Absence de capitalisation des données utiles/pertinentes
  • Absence de filtrage par langue
  • Absence de gestion des droits d’accès
  • Il n’est pas possible d’exporter les résultats graphiques pour une exploitation et diffusion plus rapide
  • Les niveaux proposés de recherche de mots clefs sont encore à développer, notamment la recherche dans certains champs spécifiques comme le titre…

Pour avoir un aperçu du fonctionnement, vous pouvez consulter cette présentation :

Articles similaires:

Be Sociable, Share!