Une image sur Internet, cela s’encadre

«Avec l’essor des réseaux sociaux, chacun d’entre nous est devenu une marque, avec une réputation à construire», explique Olivier Zara, expert en identité et réputation numériques. Et la vigilance ne se réduit pas à ses propres agissements. Le consultant donne l’exemple tout simple de cette jeune femme cherchant un emploi dans la finance, artiste-peintre à ses heures. Un ami bienveillant poste un billet sur son blog, faisant l’éloge de ses tableaux. En tombant sur l’article, le recruteur fera immédiatement marche arrière : par les temps qui courent, les banques ont besoin de tout sauf de traders créatifs. «On ne peut pas tout contrôler, mais on peut gérer», rassure Olivier Zara.
Dans les organisations, comme chez les individus, les mentalités ont énormément évolué. Surveiller sa réputation sur Internet est une dépense dérisoire pour les entreprises : quelques milliers d’euros par an. «Elles sont déplus en plus sensibilisées à ce problème. Il y a trois ans, nous prêchions dans le désert», observe Jérôme Wallut, directeur associé à W & Cie, filiale de Havas. Son discours, à présent, est reçu cinq sur cinq. Sur une centaine de liens en réponse à une requête sur Google, seul un tiers est effectivement maîtrisé par la marque, selon lui. Le reste n’est que commentaires, analyses… ou rumeurs : «99% des conversations sur Internet n’ont aucun intérêt, dignes du café du commerce», tranche Wallut.

Challenges (Octobre 2009)

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0 Posted on 23 octobre, 2009 by Aref JDEY

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