5 questions à : Misstics (Claire Decroix)

J’ai le plaisir aujourd’hui d’avoir la plus geek des blogueuses françaises (mais pas que, puisqu’elle cuisine, conseille, gazouille…) : Claire Decroix plus connue sous le nom de Misstics.

1- Petite présentation : profil, métier, centres d’intérêts…

Je suis conseiller TIC au sein d’une CCI dans une structure également membre d’un réseau associatif national dont la mission principale consiste sensibiliser les entreprises et créateurs d’entreprises à l’intégration des nouvelles technologies dans leur activité.

Très tôt passionnée par le monde d’Internet, après une formation de littéraire, j’ai mis les pieds dans le Web au tout début de la bulle. Et en bonne geekette férue de pédagogie, je me suis lancée dans l’évangélisation TIC des petites structures. Tout va tellement vite dans ce domaine que chaque professionnel a besoin d‘être accompagné dans cette évolution des usages et des outils de communication actuels !

2 – Quels avantages tirer des médias sociaux pour les petites structures et les collectivités territoriales ?

Afin que l’on se comprenne d’emblée, je définis les « média sociaux » comme des services collaboratifs et des applications en ligne utilisés par des internautes de plus en plus actifs, qui partagent l’information…

Pour les petites structures, le principal enjeu est de se faire connaître auprès d’un public plus large et plus ciblé. Pour cela, tous les réseaux sont les bienvenus pour accélérer les mises en relation, renforcer la prospection et… bien évidemment, se créer une image sur le Net à moindre frais.

L’autre avantage réside dans la veille (concurrence, marché, métiers, fonctions) fortement favorisée aujourd’hui par les agrégateurs de flux RSS, les blogs et les réseaux sociaux. Ces outils offrent un gain de temps et une efficacité nettement supérieure aux outils 1.0…

3- Citer 3 exemples concrets de mise en place, adoption, utilisation des médias sociaux

J’ai le souvenir d’un créateur d’entreprise qui a fait son étude de marché avant de se lancer dans son projet, en utilisant les réseaux sociaux et notamment Viadeo. Cette personne a réalisé ainsi que son projet n’était pas viable. Depuis, elle a monté un site consacré aux études de marchés en ligne et s’appuie régulièrement sur les réseaux sociaux.

Un autre exemple, plus classique, concerne le blog. Je travaille sur Bordeaux et le public viticole s’est approprié ce nouveau média avec beaucoup plus de facilité que les « anciens » supports web. Le vin est un produit sensuel et physique, le web était pour eux trop froid, trop deshumanisé pour promouvoir ce produit terroir. De plus, pour un site Web classique, la maintenance dépendait souvent d’une entreprise externe. Pas très aisé pour communiquer. Le blog s’est imposé d’emblée comme un outil de proximité : vidéo de vendanges hébergées sur dailymotion, possibilité pour le gérant de s’adresser directement au consommateur, maitrise de sa communication…et des coûts.

Pour un troisième exemple, une entreprise de documentation qui ne plus se passer de Netvibes pour sa veille…

4- Quels risques encourus sur ces médias ?

Il y a plusieurs débordements possibles avec les médias sociaux, surtout pour une petite structure qui manque nécessairement de temps à y consacrer. Le premier risque donc serait une perte de temps et contrôle. C’est ludique, on peut se laisser déborder, d’autant que la première phase de consommation est généralement gourmande en temps passé !

Il y a également un risque de se cantonner trop au virtuel. Pour l’entreprise, le passage au « monde réel » reste une quasi nécessité dans les relations professionnelles.

Enfin, il y a la « fameuse » gestion de l’image de marque qui n’est pas toujours chose évidente pour un gérant d’entreprise. Il faut veiller, surveiller pour travailler sa réputation et savoir maîtriser aussi la communication de ses salariés.

5- Quels conseils méthodologiques donner à ce type de structure pour améliorer l’intégration des médias sociaux ?

Déjà, il convient de s’imprégner de ces technologies et d’en suivre la progression. Tout va très vite dans ce domaine. Il faut contrôler son temps passé, bien identifier et fixer ses objectifs, ne pas hésiter à déléguer tout ou une partie du suivi.

Un autre conseil qui n’est pas le plus simple dans une culture de la verticalité est de savoir donner pour recevoir. Avec les médias sociaux, plus on est actif, plus on est visible sur Internet.

Il faut également être patient et mettre la priorité sur un réseau précis (inutile pour une TPE d’être à la fois sur Facebook, Viadeo, LinkIn, d’avoir un blog, de twitter…) !

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0 Posted on 25 septembre, 2009 by Aref JDEY

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