La révolution culturelle des entreprises


Ludovic Bajard : « Les personnes qui interviennent sur les médias sociaux – les réseaux sociaux, les blogs, les forums ou encore les plates-formes d’échange de vidéos – ne sont pas des professionnels des médias. À la différence des journalistes, on ne peut pas exiger d’eux qu’ils fassent preuve d’objectivité ou de distanciation et qu’ils recoupent leurs sources – ils racontent leur histoire et ils sont lus pour ce parti pris. C’est pour cette raison que ces nouveaux prosumers (producteurs et consommateurs de contenus éditoriaux, ndlr) effraient les marques. Cela induit en effet pour les entreprises une nouvelle façon de gérer leur rapport à l’extérieur : elles doivent faire face à des dizaines de milliers de parties prenantes, et non plus à quelques dizaines de journalistes. Cette multitude d’acteurs pose des problèmes de fonctionnement au sein des organisations. D’une part, il leur faut faire preuve de la même réactivité dans la réponse apportée lorsque la situation est sensible. D’autre part, la question de qui parle – l’entreprise, son directeur de la communication, son PDG… – est également essentielle. Or, on le voit bien sur Twitter, les marques ont du mal à personnifier leurs messages. »

Actu CCI (4/09/09)

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