C’est le titre d’un article intéressant paru dans le n° de septembre de la fameuse Harvard Business Review. L’auteur revient sur la problématique d’information overload, appelée en français l’infobésité, c’est à dire l’état de surabondance d’informations.

Il est évident que de nos jours, le volume des données disponibles et des informations produites est pharaonique, colossal, extraordinaire, et ça ne cesse de croître. Toutefois, avec un peu de recul, cet état d’infobésité existe même avant Gutenberg
Le cerveau humain a toujours été dépassé par le volume des productions informationnelles : à l’époque de l’imprimerie, à l’époque du papier carbone, à l’époque des photocopieurs, à l’époque du fax…et maintenant avec les médias sociaux où tout un chacun est capable de publier du contenu avec un minimum d’efforts et de connaissances techniques.
La nouveauté de cette époque à mon avis réside dans la multiplication des canaux et des supports de diffusion, ce qui contribue à solliciter notre état d’attention de manière très intense. L’auteur de l’article parle désormais des ‘Orphelins du BlackBerry’, en référence à ces enfants, délaissés (momentanément) par leurs parents pour consulter les derniers mails sur leurs BlackBerry.
L’article présente par ailleurs quelques chiffres intéressants (pour ne pas dire alarmants
):
- 60% d’utilisateurs américains vérifient leurs mails dans la salle de bain (Etude AOL)
- 1/3 des mails reçus dans un cadre professionnel ne servent pratiquement à rien (Etude Intel)
- il faut 24 minutes pour se remettre d’une micro-coupure d’attention comme une alerte facebook ou MSN
Les propositions de l’auteur ?
- Faire appel aux technologies avec un usage qualifié/raisonnable
- Un nouvel état d’esprit : il faut faire avec, il ne faut pas courir derrière l’information
- Un accompagnement au changement dans le cadre professionnel

#1 by SébastienM on 3 septembre 2009 - 14:05
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