Archive for juin, 2009

Journée Porte Ouverte : Camille Alloing

Pour ce mois de Juin, c’est Camille Alloing qui a eu l’amabilité de se prêter au jeu des « portes ouvertes », avec une proposition de démarche méthodologique de e-réputation. Je vous laisse donc avec la plume de Camille :)

Que dire de plus sur moi à part que je suis étudiant (et « jeune » professionnel au mois d’octobre ;-), que je m’intéresse fortement à la gestion de l’information stratégique et aux possibilités infinies du web 2.0 pour créer du contenu et du lien, et que mon CV en ligne résume bien le reste.

Durant ma formation en intelligence économique, Christophe Deschamps a proposé comme « exercice » de créer un blog visant à formaliser une veille menée sur une thématique particulière. Avec Tahiry Rafelanaharifera et Hanah Matmati nous avons choisi de nous intéresser à l’e-réputation et à la veille d’opinion. Après quelques semaines de veille sur le sujet, nous nous sommes aperçus que ce concept était en pleine ébullition en France, qu’il regroupait de nombreuses notions (veille, influence, communication, marketing, etc.), et que d’un point de vue stratégique et organisationnel l’e-réputation était un nouveau défi pour les entreprises.  Surtout, nous avons constaté que malgré la démultiplication des cas en tout genre (diffamation, dialogue avec les internautes, manipulations, prévention, séisme boursier, politique, etc.) les organisations se trouvaient vite décontenancées face au web 2.0.

Pour pallier à cela, nous avons décidé d’organiser CaddE-Réputation sur un principe simple : proposer des outils gratuits et payants (pour les professionnels), des méthodologies facile d’accès et des actualités pour suivre l’évolution du concept, et ce en libre service. A partir des listes (notre spécialité J) et autres contenus proposés, à chacun de remplir son caddie pour mettre en place sa veille d’opinion et ses actions de gestion de notoriété on-line.

Afin d’être fidèle à ce concept, et de présenter CaddE-Réputation de manière interactive, voici une méthodologie visant à la mise en place d’une veille d’opinion rapide et efficace. Chaque lien renvoi bien évidemment à un article du blog….

A partir des produits que vous pourrez trouver dans notre magasin, vous pourrez concocter :

La recette en 7 étapes…

1/S’approprier le concept

2/Quelles sources ?

Afin d’obtenir un maximum de résultats fiables, mais surtout variés, il est nécessaire de déterminer sur quels types de sources l’information doit être cherchée : blogs, forum, etc. Sans oublier les sites d’avis de consommateurs (véritable mine d’or pour une veille d’opinion axée marketing).

3/Rechercher

4/Evaluer les sources

  • Se poser les bonnes questions, quant aux sources détectées
  • Si c’est un blog, évaluer son potentiel d’influence grâce à Top des blogs par exemple
  • Visualiser la capacité de diffusion de la source en visualisant ses liens par le biais de Touchgraph ou encore Walk2web. Dans le même genre, avec une pré-évaluation de l’opinion en plus, il y’a Kartoo
  • Si c’est un blog, vérifier son classement et ses liens avec Wikiopole (sur le même principe que Wikio un classement est disponible pour Twitter avec Twitterio)
  • Pour bien comprendre l’évolution et la portée d’un site, un petit retour sur son historique est souvent utile

5/Mettre les sources en surveillance

De nombreux agrégateurs de flux RSS permettent de mettre en surveillance des sources sur le web, chacun ayant sa particularité et son ergonomie, selon les goûts et les habitudes. Personnellement, j’ai un petit faible pour Symbaloo, pour sa présentation graphique et son ergonomie, claires et attrayantes.

6/Agir

Après avoir globalement détecté l’opinion des internautes concernant votre organisation, repéré les territoires d’expression où la marque peut prendre la parole, il faut agir. Et encore plus, en cas de rumeur ou de bad buzz !

Certains cas montrent la nécessité de ne pas se presser pour répondre (sensibiliser ses collaborateurs est nécessaire). De plus, chaque situation est différente  et demande une réponse appropriée. Cependant des petites actions (planifiées et s’accordant avec la stratégie globale de communication) comme l’envoi de communiqués de presse, ou encore la création de pages sur différents réseaux sociaux, peuvent faire gagner en visibilité (pour « couvrir » par exemple un résultat négatif dans des moteurs de recherche).

De nombreux professionnels préconisent la création d’un blog comme interface de discussion avec les internautes et outil de diffusion d’informations « maîtrisées » par l’organisation. Dans cette hypothèse, ne pas oublier que pour être vu, votre message (et son support donc) doit être bien référencé par les moteurs de recherches.

7/Aller plus loin

Cette méthodologie, simple et accessible, s’avère dans la pratique fort utile pour ma veille quotidienne. De plus, nous avons eu l’occasion de la présenter dans le cadre de conférences destinées à des professionnels, et il s’avère que pour des « non initiés » cette méthode est rapidement appropriable.

Bien entendu, cette recette est très synthétique, ce n’est qu’une approche parmi d’autres, des outils sont remplaçables par d’autres (et il en manque !), etc…

Le blog d’Aref (que je remercie au passage pour cette initiative), et bien d’autres, sont de très bonnes ressources permettant de suivre l’évolution rapide des méthodes et des outils d’e-réputation et de  veille d’opinion.

Mais comme pour chaque recette, l’intérêt premier est le goût du plat final ! Et vous, quelle est la saveur des opinions que vous avez détectés ?

Camille Alloing

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L’espion qui venait d’Auvergne

Le camembert Coeur de Lion, les champignons, les chocolats Suchard…Des secteurs dans lesquels on a peine à imaginer un homme du renseignement. C’est pourtant dans l’agroalimentaire qu’Alain Juillet a passé toute une partie de sa vie. Enfin, d’une moitié seulement de son quotidien. Car ses semaines étaient également consacrées à une autre activité à des années lumières des linéaires de supermarchés. La nouvelle est rendue publique en 2002 lors de sa nomination comme Directeur du renseignement à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) (2002-2003). A la plus grande surprise des acteurs de l’agroalimentaire. «  Je l’ai croisé pendant de nombreuses années sans jamais me douter que c’était un agent secret  », plaisantait, encore tout surpris, Christophe Bonduelle, patron du groupe éponyme, peu de temps après avoir appris la nouvelle. «  Les plus surpris ont été mes enfants qui n’en avaient pas la moindre idée et l’ont découvert dans la presse  », explique Alain Juillet. Quant à son épouse, elle l’est un peu moins : «  Quand j’étais officier au SDECE (ndlr : ancêtre de la DGSE), elle le savait d’autant plus qu’elle ne devait jamais me poser de questions concernant mes absences, mes déplacements et mon travail et n’en parler à personne. Ensuite, elle a découvert que j’avais continué des activités quand j’ai été nommé à la Directeur du Renseignement de DGSE  ».

Modergnat (15/06/09)

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Stratégies d’influence, le décryptage d’Alain Juillet

« L’influence mérite d’être pensée à l’image d’un arbre. Voir ses branches se tendre vers le ciel ne doit pas faire oublier le travail effectué par les racines dans les entrailles de la terre. Si elle veut être forte et cohérente, une stratégie d’influence doit se déployer à partir d’une réflexion sur l’identité de la structure  concernée, et être étayée par un discours haut de gamme. L’influence ne peut utilement porter ses fruits que si elle est à même de se répercuter à travers  des messages structurés, logiques, harmonieux, prouvant la capacité de la direction à voir loin et sur le long terme. Top managers, communicants, stratèges civils et militaires, experts et universitaires doivent croiser leurs savoir-faire. Dans un monde en réseau, l’échange des connaissances, la capacité à  s’adapter aux nouvelles configurations et la volonté d’affirmer son identité propre constituent des clés maîtresses du succès ».

Communication et Influence (hors série / juin 2009) (PDF)

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Sélection de la semaine (weekly)

Posted from Diigo. The rest of my favorite links are here.

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Le « web 2.0 », un atout pour les entreprises

Communautaire et interactif, le web 2.0, une nouvelle manière d’utiliser internet, a très vite séduit les usagers dans leurs usages privés. Les blogs, les réseaux sociaux du type Facebook (qui compte d’ores et déjà 200 millions d’utilisateurs), les bases de connaissance type wikipedia, rencontrent un incontestable succès. Ces usages, à l’origine personnels, se diffusent dans la sphère professionnelle. Les outils collaboratifs et sociaux qui font le web 2.0 sont susceptibles d’améliorer pour les entreprises le travail en équipe, la diffusion de l’information et donc leur efficacité et leur créativité. EDF a, par exemple mis en place une plateforme de veille collaborative – Hermès – dont le résultat semble prometteur avec 7 000 sources d’informations, 25 000 posts (commentaires) publiés et 90 wikis créés. Car, dans ce type de réseau, la diffusion de l’information ne se fait plus uniquement de manière hiérarchique et s’opère donc de manière beaucoup plus fluide. Le recours à ce type d’outils semble particulièrement pertinent dans trois domaines : la gestion de la connaissance, la communication et la diffusion d’informations. La disponibilité et la facilité d’accès et de mise à jour des connaissances est en effet un facteur clé de la compétitivité de toute entreprise dont la valeur ajoutée réside dans la production et/ou l’assemblage de contenus intellectuels. Cette diffusion des connaissances peut être interne à l’entreprise (base interne) ou externe (essor des blogs d’entreprises). Les systèmes de gestion de contenus les plus adaptés à un usage interne sont aujourd’hui les wikis qui permettent à tous les employés de participer à un même document et de l’améliorer au cours du temps.

Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (Juin 2009)

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Génération « Y » : génération du donnant-donnant

Une enquête qui présente un double objectif : mieux comprendre les attentes de jeunes et leurs perceptions du monde du travail et de l’entreprise et de voir comment les DRH appréhendent cette génération, dite « Y ». Premier enseignement : contrairement à leurs aînés, les jeunes salariés considèrent le travail comme un moyen (de gagner sa vie, de se réaliser…) et non pas comme une finalité. Une approche « distanciée » qui n’est sans doute pas étrangère au premier lien qu’ils ont avec l’entreprise : 63% des jeunes de 20 à 24 ans démarrent leur vie professionnelle par un contrat à durée déterminée. Souvent considérés comme des « zappeurs », les jeunes salariés sondés dans le cadre de cette enquête contredisent cette affirmation : près des trois quarts d’entre eux ne quitteront pas leur entreprise si cette dernière répond à leurs attentes et leur permet d’évoluer. Et c’est bien là, le changement de fond. « On est passé d’une logique de l’honneur à une logique du contrat, souligne Annick Cohen-Haegel, manager de l’offre ressources humaines de Cegos. Les jeunes, quels que soient leur niveau d’étude et leur secteur d’activité, sont dans une logique du donnant-donnant, du contrat individualisé passé avec l’entreprise ». Côté valeurs, les jeunes mettent en avant « Le respect de la personne, la convivialité sur le lieu de travail et la reconnaissance du travail accompli ». Rien d’étonnant à ce que 40% d’entre eux placent « la dégradation de l’ambiance de travail » comme critère n°1, motivant un départ de l’entreprise.

Le Moniteur (09/06/09)

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Les entreprises ne s’y retrouvent plus face au Web 2.0

« Aujourd’hui, Facebook a remplacé la machine à café », s’exclame Dominique Loiselet, directeur général de Websense France. « Maintenant, c’est sur Facebook que les gens se parlent », poursuit-il, amusé. Pour les employés, l’accès au Web 2.0 est parfois nécessaire à l’insertion dans l’entreprise, mais peut aussi profiter à l’activité professionnelle. L’utilisation des réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo, etc.) permet par exemple d’élargir les carnets d’adresses. Malheureusement, c’est aussi une activité chronophage, qui peut nuire à la productivité, à des fins souvent plus personnelles que professionnelles.

Du fait de leur complexité, les services « 2.0″ sont susceptibles de transmettre des codes malicieux en trompant les arsenaux de sécurité les mieux préparés. Ces menaces rendent donc les responsables informatiques frileux, d’autant plus qu’ils sont inquiets pour leur avenir. Si leur entreprise subissait une attaque, 95 % des sondés estiment que ce serait leur responsabilité, et 21 % pensent qu’ils en perdraient leur travail.

Le Point (10/06/09)

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