C’est le secret le mieux gardé de la presse. Son nom commence par un G, il fait la pluie et le beau temps dans bien des rédactions et ce n’est pas la traduction en anglais de Dieu. C’est bien sûr le plus connu et le plus utilisé des moteurs de recherche en France. Dans bien des journaux de la presse écrite, il est aujourd’hui en passe de devenir tout à la fois le directeur de la diffusion, de la publicité – mais aussi le rédacteur en chef.
Longtemps, pour décliner le style d’un journal, des professionnels se réunissaient, décidaient du ton de la publication qu’ils avaient envie de faire ; la forme était du ressort de l’équipe rédactionnelle. Aujourd’hui, gare aux titres trop littéraires ou aux jeux de mots. Interdit d’humour ! Tel est le lot du webjournaliste version 2009. Pis, s’il espère être lu, il doit trouver et cultiver le premier degré. À l’heure où un nombre croissant de lecteurs arrivent à un article après avoir tapé deux ou trois mots clés sur la page blanche d’un quelconque moteur, la fantaisie qui a longtemps été le fonds de commerce de certains quotidiens devient un handicap !
Pas de mots clés dans le titre, c’est moins de lecteurs.
Sociétés de l’information (N°58 – Avril 2009)

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