La directive européenne définissant les règles en la matière date en effet de 1995, avant donc la création des grands moteurs de recherche comme Google, dont le rôle dans la gestion des données personnelles est fort. Les spécialistes se sont donc réunis pour la première fois au tout début du mois de décembre. La composition de ce groupe n’avait alors pas ému, ni les politiques, ni l’opinion publique.
Il aura fallu la réaction d’Alex Türk (soutenu par l’ensemble des CNIL européennes, hormis le Royaume-Uni), qui s’est tourné vers le Sénat le 3 février, pour que des interrogations sur la qualification des cinq experts naissent. Le président de la CNIL, pour une réflexion portant sur « le développement des nouvelles technologies, de la globalisation et des questions de sécurité publique » s’est en effet inquiété que quatre des spécialistes soient issus d’entreprises (Google et Intel), et de cabinets d’avocats américains (le 5e membre étant le président de la CNIL hollandais, Jacob Kohnstamm).
Journal Du Net (23/02/09)
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