Digital natives VS digital exclusives


Cet article s’inscrit dans la continuité d’une discussion blogosphérique entamée par Cédric de ChouingMedia et enrichie par Ouinon, sur le sujet de la fameuse ‘Génération Y’. Cédric avance l’idée de l’apparition d’une nouvelle génération qu’il propose d’appeler les « digital exclusives », une population consommant l’information uniquement et seulement sous sa forme numérique.

Il est évident que les ‘digital natives’ font désormais partie de notre système, de notre environnement socio-professionnel, et que ça implique un certain nombre de changements, d’évolutions…dans le rapport à l’information, aux modes de communication…

Les « digital natives » sont certes habiles et à l’aise avec les nouvelles technologies : téléphonie, internet…ils proposent et découvrent de nouveaux usages, de nouvelles applications, qui contribuent en partie à la dynamique des marchés industriels, mais aussi à faire évoluer les pratiques dans les entreprises. Des pratiques qui sont pour certaines entités basées sur les pyramides bureaucratiques…Mais que les membres de la « génération Y » essayent de rendre un peu plus collabroatives :)

Cette génération permet notamment l’essor des livres électroniques, des smartphones, des applications nomades, et contribuent donc au passage du multimedia au plurimedia et j’oserais même dire du plurimedia au plurimedia-canal. Ceci nous amène évidemment à revoir nos rapports à l’information, à sa production et à sa consommation.

Toutefois, de là à prédire l’apparition d’une population de « digital exclusives », je pense que c’est un peu rapide. Tout simplement parce que l’Histoire nous dit le contraire. Les civilisations, les populations, les groupes qui étaient basées sur un seul et unique mode de communication ont disparus de la surface de la terre. Les civilisations basées sur l’oralité ne sont plus là, et elles n’ont pu laisser de trace que par l’écrit. Donc, je pense que l’écrit a encore beaucoup de chemin devant lui, et que l’exclusivité numérique n’est pas encore prête à entrer dans nos habitudes et modes de fonctionnement. Ceci pour des raisons techniques (cf les problèmes rencontrées par l’e-administration de l’Estonie), mais aussi pour des raisons légales, juridiques, sociales et j’en passe.

Il est en fait quasiment impossible de baser son système d’évolution socio-professionnel uniquement sur des données et informations numériques, des supports et des canaux numériques. Le papier reste un pilier de la société du 21eme siècle, les échanges ‘physiques’ entre personnes restent indispensables, voir discriminants.

Si je prends le cas de la veille, il n’est pas possible de baser un système de prise de décision uniquement sur des données provenant du web. Il faut leur ajouter les contacts informels, les données terrains…qui peuvent éventuellement par la suite faire l’objet d’une transformation numérique.

Il est probable qu’une miniorité de « digital exclusives » verront le jour et survivront, mais ça restera une minorité. Mais le plus proche de la réalisté, serait un passage plus ou moins court par une phase de consommation exclusivement numérique.

Tout ça pour dire, en conclusion, que je suis plutôt pour l’idée d’une cohabitation entre la génération actuelle et la génération Y ou les digital natives, et que les « digital exclusives » doivent attendre encore un peu (beaucoup :) ) !!!

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  1. #1 by Business Commando (Appelation Controlée) on 21 février 2009 - 22:33

    Personnellement j’ai coutume de dire que l’on est de la génération,
    de l’outil qui était là depuis notre naissance.
    C’est à dire existant dans notre univers (notre construction) dés notre naissance…
    En gros pour une vieux comme moi (35 ans)
    Je suis de la génération téléphone ou Tv
    Le téléphone étant le médias qui existait dés ma naissance.
    Qui a fait parti de ma construction, comme la langue française…

    :)

  2. #2 by Cedric on 23 février 2009 - 23:27

    Salut Aref (et business commando)

    déjà, merci pour le lien vers chez moi !)

    Tu as raison, il est probable que les digital exclusives n’existent pas, ou ne survivent pas. D’ailleurs le titre du billet est à la forme interrogative.

    Cependant, j’ai un doute. Vraiment. Il existe des outils qui ont disparu : les charrettes par exemple ; et dans le monde de la communication les pigeons (bon, ils étaient peu utilisés, mais quand même ^^).

    Je crois qu’il faut distinguer l’outil (ie le web, le téléphone, le livre, etc) de l’usage (la communication, le savoir, le partage…)

    Si une génération apprend, communique et partage exclusivement au travers d’outils numériques, pourquoi se poserait-elle la question d’utiliser des outils potentiellement moins efficaces ? Tant que la multiplicité des usages perdure, qu’il n’y a pas de perte dans la transmission d’un message, il n’est pas nécessaire d’utiliser des outils « anciens » si ?

    Notez que je ne suis pas pour un enfant FULL HD ^^ et que je lis régulièrement de jolis petits livres aux enfants ;o)

  3. #3 by Business Commando (Appelation Controlée) on 24 février 2009 - 13:59

    Nota , j’ai eu le cas d’un ami qui se remets a envoyer des lettres de part le fait de confidentialité du courrier en france
    ;)

    Comme quoi …

Les commentaires sont fermés.

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