Entre les popups de Outlook qui s’affichent à chaque réception de mail, la messagerie instantanée, Twitter, Facebook, Google…il y a forcément une perte de temps pendant les heures de travail. Et elle est estimée selon le cabinet Basex, à près de 900 milliards de dollars américains. Ce coût lié principalement aux interruptions est équivalent à 28% du temps passé au travail. (voir aussi le calculateur d’infobésite « Information Overload Calculator » de Basex)
Pourquoi un coût élevé lié à l’interruption ? Parce que le temps nécessaire à atteindre son niveau de concentration est estimé entre 10 et 20 fois le temps de la distraction elle même. Et là, le calcul est vite fait
La sur-information ou l’infobésité (information overload en anglais) est désormais l’un des plus grands problèmes à résoudre pendant les 10 proochaines années : contenus de plus en plus volumineux, déstructurés, diffusés par le multi-canal (sms, mail, mobile, papier…)
Ceci se rajoute à l’intégration de la génération Y du marché de travail, avec leurs pratiques plus ou moins décriées dans les organisations, et des problématiques qui peuvent se poser en terme de gestion du temps, de la collaboration, etc. Ce qu’il faut savoir, c’est que même si le jeunes de la génération Y sont très à l’aise avec l’outil informatique et les nouvelles technologies, ça ne signifie pas qu’ils les utilisent d’une manière plus intelligente ! D’ailleurs, on constate que l’adoption de plus en plus massive des nouveaux outils de communication, n’améliore pas forcément la communication, ou disons plutôt instaure d’autres formes de communication, qu’on peut appeler « micro-communication »
La solution ? Basex propose évidemment une réponse technologique : l’amélioration des algorithmes de recherche. Mais ce n’est qu’une solution partielle, puisque le problème n’est pas uniquement lié à la recherche. Il s’agit plutôt à mon avis, d’adopter une démarche globale intégrant à la fois les aspects techniques mais aussi les aspects organisationnels et méthodologiques.
Sans grille de lecture méthodologique, ni des bases en gestion de temps, j’imagine mal un algorithme résoudre à lui tout seul le problème de l’infobésite !
Affaire à suivre…

#1 by Pascal Frion on 23 février 2009 - 7:47
Bonjour Aref
D’accord avec toi en particulier sur ton dernier point : on peut lutter contre la surinformation de manière technique bien sûr, mais cette démarche se limite à aborder le sujet de la surinformation du côté des effets.
Les travaux du groupe de travail sur la surinformation http://www.iorgforum.org sont à suivre pour ceux qui s’intéressent à la surinformation.
Parmi d’autres approches sur lesquelles je travaille, il y a aussi une manière novatrice d’aborder la surinformation du côté des causes. C’est trivial à dire, mais si nous faisions un travail plus développé sur nos besoins d’information, nous n’aurions pas autant d’informations à regarder.
On entends souvent des idées telles que : « il faut mieux cibler », « il faut mieux filtrer », « il faut améliorer la gestion de l’attention », etc. et il n’est pas facile de savoir si nous agissons sur les causes et/ou sur les effets. Ces idées se ressemblent sur un point, elles sont basées sur la notion de l’acceptation de l’information.
Or il y a 3 alternatives principales à l’acceptation de l’information, certaines fonctionnent déjà en entreprise, en particulier dans les petites entreprises, souvent de manière peu formalisées et peu transmissibles. Ce sont de nouvelles pistes de développement à envisager qui nécessitent de remettre de nombreux sujets à plat.
#2 by Aref JDEY on 23 février 2009 - 10:22
@Pascal Frion: Salut Pascal, merci pour ce commentaire que j’approuve totalement. en effet, plus le travail de qualification en amont des attentes est précis plus la correspondance des livrables aux besoins des clients est optimale. Je suis plus pour une approche méthodologique que pour les solutions techniques.
Au plaisir d’échanger avec toi sur ces points.