Quels sont les autres dangers que posent les réseaux sociaux ?
Alain Garnier : Le plus important, c’est la rémanence [l'effet persistant a posteriori]. C’est la première fois dans l’histoire où toutes les traces que l’on laisse sont opposables. Auparavant, c’était réservé aux écrivains, aux personnages illustres et il y avait un un droit à l’oubli. Tout à coup, des lettres sont directement accessibles. Il vous faut apprendre une nouvelle intimité, un nouveau rapport à votre corps numérique.
Jérôme Bondu : Il y a trois types d’informations. 1. les informations que les personnes mettent elles-mêmes et elles en prennent la responsabilité, même si elles ne sont pas forcément conscientes de cet aspect rémanent. 2. Il y a les informations qu’elles peuvent mettre sur quelqu’un d’autre et ce sont des données sur lesquelles elles ont déjà moins de prise. 3. Il y a la compilation des traces que l’on laisse et ici l’internaute n’a absolument aucune prise. Il faudrait un code de la route pour les utilisateurs.
Réseaux sociaux : « leur intérêt dépasse les réticences »
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