Archive pour septembre 2008
Blogueurs et pratiques de veille : Vincent Abry
Toujours dans la suite de la nouvelle série « Blogueurs et pratiques de veille », c’est autour d’un autre blogueur qui nous vient du Canada, et qui s’est fait connaître dernièrement pas son classement du Top 100 des blogs basé sur un décompte Feedburner : il s’agit de Vincent Abry.
- On commence par une petite présentation ?
Bonjour Aref, je m’appelle Vincent
Abry et je blogue depuis janvier 2006. C’est assez récent mais mes
premiers sites web remontent à 1999. C’est donc un changement de
direction, du site statique au blog, et je suis loin de le regretter
- Pourquoi faites vous de la veille ?
Je
fais de la veille principalement pour alimenter mon blog et pour
dénicher des nouvelles idées pour de futurs projets. Elle me sert aussi
pour me tenir au courant des mises à jour importantes de certaines
technologies, des nouvelles découvertes et des comportements des
early-adopters sur le Web. Souvent ce sont eux qui dessinent les futurs
tendances qu’adopteront le grand public.
De plus, au rythme où vont les choses actuellement, on est très vite
dépassé dans n’importe quel domaine si on n’effectue pas un minimum de
veille. Regarder la télé ne suffit plus
Lire le journal non plus.
D’ailleurs je lisais très peu avant, voire jamais. Depuis l’arrivée des
agrégateurs de flux RSS je lis autant en une journée qu’auparavant en 1
mois.
- Pouvez vous nous décrire vos pratiques de veille ?
Au tout début j’ai utilisé le
lecteur RSS incorporé dans la page d’accueil personnalisable de Google
(iG) avant de tout bâtir dans Bloglines. Netvibes je n’ai jamais
accroché, je ne sais pas pourquoi. Et puis il y a quelques mois ce fut
la révélation avec Google Reader lorsque j’ai décidé d’approfondir la
chose. L’outil de suivi comme dans Gmail et l’organisation des flux est
tout ce que je souhaitais pour une veille ultra-rapide et optimale.
Pour résumer, la majorité des flux RSS que je suis sont dans Google
Reader et quelques gros flux sont en plus sur ma page Google IG. C’est
90% de ma veille. Le reste c’est exploratoire. Par exemple il peut
m’arriver de taper un mot au hasard sur technorati ou un moteur, puis
suivre les liens et découvrir des merveilles. Des outils comme
Stumbleupon ont une certaine utilité. Il peut aussi m’arriver d’aller
sur des sites comme Hotscripts.com pour voir où on en est rendu au
niveau technique.
Et puis il y a aussi ce petit moteur de recherche que je me suis fabriqué, surfons.com
et qui est idéal pour trouver des images, une vidéo, des actualités,
etc.. en 1 seul clic. Je l’utilise en homepage. J’ai déjà essayé aussi
quelques logiciels de veille, mais je n’ai pas trop accroché.
- Combien d’heures consacrez vous à la veille par semaine (en moyenne) ?
Je dirais 20 heures environ +15 heures de rédaction.
- Quelles sont les difficultés que vous
rencontrez lors de vos veilles ?
Le principal obstacle est le temps.
Un des gros dangers est l’overdose d’information.
- Quelles solutions avez vous mis en place pour les contourner ?
-Le temps: avec Google Reader je l’ai divisé par deux, tellement c’est beaucoup plus efficace que Bloglines.
-L’overdose d’informations: Il y en a tout simplement trop et le plus dificile est de faire
ressortir le 5 à 10% d’info pertinente parmi toutes ces actualités
quotidiennes.
La structure des dossiers joue alors un rôle important. Il faut
être bien organisé dès le départ. Et ne pas hésiter à supprimer des flux
même si ca fait mal au coeur.
- Selon
vous, pourquoi la veille est nécessaire à l’heure des médias sociaux :
1/ pour les individus 2/pour les entreprises 3/ pour l’Etat
-La veille est indispensable pour la
majorité des entreprises, d’ailleurs je ne comprends pas qu’on ne voit
pas plus d’emplois de chargés de veille à l’heure actuelle? Faire de la
veille pour une entreprise c’est une question de survie si on ne veut
pas se faire laisser sur place par la concurrence. Avec la montée en
puissance du web social, l’entreprise dispose d’un bel échantillon de
consommateurs qui ne se gênent pas pour donner leur opinion. Faire de
la veille permet à la société d’écouter, de s’adapter et éventuellement
corriger certaines situations.
-Pour l’individu en fait faire de la veille sur le web aujourd’hui
c’est la même chose qu’il y a 20 ans lorsqu’on regardait la tv, lisait
le journal ou que l’on était abonné à telle revue spécialisée. Je crois
que les outils présents sur le web (newsletters, agrégateurs RSS,..)
permettent aujourd’hui à tout le monde d’effectuer sa propre veille
personnelle non seulement pour la culture générale mais aussi pour
suivre ses passions ou pour épater ses copains de classe ou collègues
de travail ![]()
-Pour l’Etat je ne me suis pas penché sur la question donc je préfère
ne pas dire de bêtises. Par contre si tu as des éléments de réponse je
suis preneur.
- Des prédictions pour 2009 ?
La
veille va inonder les acteurs du web et les entreprises. C’est déjà
fait mais ca va s’accentuer au fil des mois et années à venir. Et alors
peut être que d’ici 2 ans je pourrai postuler à un emploi de chargé de
veille dans un domaine qui me plaît!
Blogueurs et pratiques de veille : Michelle Blanc
Blogueurs et pratiques de veille : Pierre Chappaz
Blogueurs et pratiques de veille : Geoffroi Garon
Alain Juillet : « Les conflits sont essentiellement économiques »
Posté par Aref JDEY dans Intelligence économique le 29 septembre 2008
« Depuis votre arrivée en tant que responsable de l’intelligence
économique au SGDN, avez-vous constaté une évolution dans la prise de
conscience des entreprises sur l’intelligence économique ?
Il ya une évolution. Il y a 5 ans, quand vous parliez d’intelligence
économique les gens pensaient « tontons flingueurs ». Malgré certains
problèmes liés à des officines, en France les gens ont vraiment compris
ce qu’était l’IE. Dans les entreprises ou le public, tout le monde vous
dit « c’est bien, c’est utile, si on avait utilisé l’intelligence
économique on n’aurait pas eu tel problème. » Le frein porte sur
l’appropriation des techniques pour les appliquer en interne. Certains
sont convaincus et l’utilisent, d’autres disent « c’est bien, mais pas
pour moi », surtout dans les PMI/PME. Pour surmonter les aprioris, nous
organisons des séminaires dans toute la France avec des témoignages de
patrons. Avec l’effet de capillarité, les mentalités évoluent. Ce n’est
pas une lame de fond, mais ça avance. »
L’usine nouvelle (29/09/08)
Blogueurs et pratiques de veille : Geoffroi Garon
Après Michelle et Pierre, c’est le tour de Geoffroi, l’un des blogueurs canadiens spécialistes dans le KM. Je vous laisse découvrir donc ses pratiques et sa vision de la veille
On commence par une petite présentation
?
Mon nom est Geoffroi Garon et je détiens
une maîtrise en communication organisationnelle de l’Université
du Québec à Montréal (UQAM) et un baccalauréat en anthropologie
sociale et culturelle de l’Université Laval. J’interviens depuis
quatre ans à titre de conseiller en stratégie Internet, d’expert
et coach entreprise 2.0, d’anthropologue Web social. Je suis actuellement
conseiller pédagogique en nouvelles technologies et e‐learning à
la Société GRICS. Je suis blogueur depuis 2005, je contribue à plusieurs
blogues professionnels et je m’intéresse aux nouveaux phénomènes
du Web.
http://www.biotope.tv
http://education.biotope.tv
http://communaute.biotope.tv
Pourquoi faites vous de la veille
?
Je fais de la veille pour être au
courant des nouveautés dans les domaines qui m’intéressent, pour
en apprendre plus sur de nouveaux sujets connexes et pour alimenter
mes blogues spécialisés.
Pouvez-vous nous décrire vos
pratiques de veille ?
Je suis abonné à plusieurs
flux RSS de blogues par thématiques. J’utilise depuis 2005, le service
Web « Bloglines » qui me permet d’organiser par catégorie les fils
RSS. J’en suivais 200 dans mon premier compte et j’en suis 120 dans
mon deuxième. J’ai commencé un nouveau cycle de veille avec la découverte
de nouveau blogues. La blogosphère a évolué rapidement et je voulais
rafraichir ma veille avec une liste de nouveau blogueurs.
J’ai aussi automatisé des recherches
sur Wikio et sur Twitter en utilisant les RSS de recherche par mots-clés,
en français et en anglais. Beaucoup d’information pas toujours pertinentes,
mais je découvre des informations sur les nouvelles sources d’information
et les tendances potentiels du Web.
J’utilise aussi un compte Delicious
pour conserver mes favoris (bookmarks) et les indexer avec des mots-clés.
J’ai aussi commencé à créer un « network » pour suivre les ajouts
d’autres blogueurs et experts.
Combien d’heures consacrez-vous
à la veille par semaine (en moyenne) ?
Je dirais 5 heures en moyenne !
Quelles sont les difficultés
que vous rencontrez lors de vos veilles ?
Quelles solutions avez vous mis en place pour les contourner ?
Le service Web « Bloglines » à quelques défauts, mais la nouvelle
version, encore en béta, règle les petits désagréments. J’ai expérimenté
Google Readers, mais pas vraiment aimé l’expérience. Je sais qu’il
y a plusieurs avantages et plugins qui accompagnent Google Readers,
mais je ne suis pas encore converti ! Oui il y a beaucoup de nouveaux
messages, mais je ne me casse pas la tête et je peux ne pas consulter
certains résultats, les effacer et attendre les prochains billets
dans angoissé d’avoir raté quelque chose. On ne peut pas tout suivre!
Surtout que je m’intéresse à plusieurs domaines à la fois.
Selon vous, pourquoi la veille
est nécessaire à l’heure des médias
sociaux :
1/ pour les individus
Dans un monde de plus en plus numérique,
l’identité Web est très importante. « Googler » son nom permet de
voir ce que les gens auront comme information sur nous via le Web.
Il est important que les individus contrôlent leur personnalité Web,
sinon quelqu’un d’autres pourrait le faire à leur place.
2/pour les entreprises
Les entreprises surveillent de plus
en plus leur employé, surtout avant l’embauche, sur les traces de
leurs activités sur Internet. Il utilise bien sur Google, mais aussi
les réseaux sociaux, comme Facebook, pour en savoir plus sur la personnalité
de l’individu et son réseau d’amis et de contacts.
3/ pour l’État
Les nouveaux groupes de pression passent par les réseaux sociaux. Facebook,
par exemple, permet de créer des groupes pour ou contre quelque chose
ou quelqu’un. Les gens exploitent très bien le potentiel de faire
du marketing viral via ces réseaux. Les instances publiques ont tous
intérêts à suivre les tendances via les médias sociaux. (Twitter,
microblogging par exemple)
Des prédictions pour 2009 ?
Je crois que les options de filtrage pour consulter les résultats
(pertinence) dans un lecteur de flux RSS est en voie d’amélioration.
Déjà Google Reader permet un filtre qui indique le « Pagerank » du
site d’où proviennent les résultats dans l’interface de lecture.
L’automatisation de la captation et du filtrage sera important.
Je crois surtout qu’il y aura encore
plus d’offre de compagnies spécialisées en intelligence économique
ou de firme conseil qui offriront des analyses plus personnalisé des
tendances dans divers secteurs. Même des consultants deviendront des
« agents intelligents » qui joueront le rôle d’intermédiaire entre
le Web est les organisations.
Un plan de métro pour éviter de se perdre dans la blogosphère
« L'Intelligence économique, c'est l'emploi de demain ! »
Posté par Aref JDEY dans Intelligence économique le 27 septembre 2008
« Avec l’exigence d’immédiateté, près de 20% de l’information qui circule
au travers des médias est fausse ou tronquée selon nos calculs. Ce qui
est vrai dans les médias est aussi vrai dans les entreprises. Si vous
ne partagez pas cette information, vous ne la recoupez pas. Quoi de
mieux pour la recouper que de la partager avec des entreprises du même
domaine ? Si elle est avérée tant mieux, a l’inverse cela peut éviter
une catastrophe. Cette exigence du travail en réseau est nécessaire. »
L’usine nouvelle (26/09/08)
Blogueurs et pratiques de veille : Pierre Chappaz
2ème billet de la série Blogueurs et pratiques de veille : cette fois avec un entrepreneur-blogueur-investisseur (je m’arrête là ;–) ) que j’ai pu découvrir lors du lancement du nouveau Wikio. Il s’agit de Pierre Chappaz qui nous donne sa vision de la veille dans cette interview.
- On commence par une petite présentation ?
Pierre Chappaz , centralien, après une carrière dans le Marketing High Tech, a fondé le comparateur de prix Kelkoo en 1999 et a dirigé la société pendant 5 ans. Kelkoo , devenu l’un des services Internet les plus utilisés en Europe, a ensuite rejoint le groupe Yahoo! en 2004.
Après quelques mois passés à la tête de Yahoo! Europe, Pierre a fondé Wikio en 2005 avec Laurent Binard et une équipe de développeurs.
Pierre Chappaz est également actionnaire de Netvibes , éditeur d’un Portail personnel qui connait actuellement un grand succès parmi les bloggeurs, et Président du conseil d’administration de Photoways (tirage de photos en ligne) et de eBuzzing (plateforme de mise en relation annonceurs/bloggeurs).
Passionné par la mutation des medias, Pierre Chappaz publie un blog rapidement devenu une référence sur le Web 2.0: Kelblog.
- Pourquoi faites vous de la veille ?
je fais de la veille avant tout pour savoir ce qui ce dit
dans les medias et sur les blogs, concernant les sociétés dans
lesquelles j’ai un intérêt (parce que j’en suis dirigeant ou
actionnaire). je fais aussi de la veille pour savoir ce qui se passe
dans les domaines qui m’intéressent le plus (Web2.0, blogs, …).
- Pouvez vous nous décrire vos pratiques de veille ?
c’est simple, mon outil de veille c’est Wikio. J’utilise le site français wikio.fr , et le site américain Wikio.com
. Sur ces deux sites, j’ai créé des pages d’information personnelles
(onglets) en entrant simplement les mots-clés qui m’intéressent: Wikio
me signale ensuite automatiquement tous les articles correspondant à
ces sujets. L’onglet apparait corné quand il y a du nouveau. J’utilise
également Wikio pour m’abonner aux flux rss des blogs qui m’interessent
le plus.
Voici
par exemple une copie de mes pages personnelles sur Wikio.fr, regardez
les onglets de gauche à droite: tous les articles concernant Wikio sont
dans le premier onglet, les onglets suivants m’informent de tout ce qui
se publie au sujet de Netvibes, Hellotipi et eBuzzing, des startups
dont je suis actionnaire, ensuite j’ai un onglet sur Google, un sur
Digg, un sur le Web2. Le suivant, Blogs High Tech, regroupe en fait mes
abonnements rss à une trentaine de blogs français que j’apprécie, comme
AccessOweb, Adscriptor, Blogonautes, Cours…Laurent…Cours, etc (je
les cite volontairement par ordre alphabétique). Ah oui! pour revenir
aux onglets, j’ai aussi comme vous le voyez sur la copie d’écran une
page d’info sur la blogosphere, une qui regroupe des flux de blogs de
journalistes, l’onglet twit est un flux Twitter qui m’informe de tout
ce qui se dit sur Wikio sur ce réseau, et à droite j’ai une page
réservée aux podcasts que j’écoute de temps de temps en temps, par
exemple les coulisses de l’économie de BFM.
- Combien d’heures consacrez vous à la veille par semaine (en moyenne) ?
entre
1 heure et 3 heures par jour, selon mon apétit ! certains jours, je
lis des centaines et des centaines d’articles , c’est une véritable
addiction
- Quelles
sont les difficultés que vous rencontrez lors de vos veilles ?
La répétition de la même
information par des centaines de medias et de blogs constitue du bruit.
Mais en même temps, sur les sujets qui me tiennent à coeur, je veux
être absolument sûr de ne pas louper une info essentielle.
Précisemment, sur Wikio, qui indexe tous les articles des medias et
ceux des meilleurs blogs, nous utilisons un ranking qui nous est propre pour faire ressortir l’information la plus pertinente.
- Selon
vous, pourquoi la veille est nécessaire à l’heure des médias sociaux :
1/ pour les individus 2/pour les entreprises 3/ pour l’Etat
Pour les individus, bien sûr,
vous avez les gens connus, qui veulent pouvoir suivre tout ce qui se
dit pour eux. C’est mon cas, je suis dans mon onglet Wikio ce qui se
dit sur moi. Mais l’essentiel pour les individus, c’est de suivre les
infos correspondant à leurs passions ou à leur job. Ainsi, on peux
avoir envie de lire tout ce qui concerne la Chine, le Foot, Britney
Spears ou le Marketing par exemple.
Pour les entreprises, la veille me semble être d’abord une question
de communication (savoir ce qui se dit sur l’entreprise, ses hommes et
ses produits), et ensuite de veille concurrentielle (surveiller ses
concurrents). Les entreprises sont souvent en retard dans l’utilisation
de l’outil Internet , par exemple elles ont encore recours à des revues
de presse photocopiées à partir des journaux papier, alors que Wikio
propose l’équivalent d’une revue de presse automatique.
L’Etat, comme les entreprises d’ailleurs, devrait être très
attentif à ce qui se dit dans la blogosphere. C’est un reflet de
l’opinion publique, et même des leaders d’opinion…
Blogueurs et pratiques de veille
Je lance une nouvelle série de billets sous forme d’interview de certains blogueurs connus dans le monde des TIC, marketing, web 2…concernant leurs pratiques en matière de veille. La première personne que j’aurais le plaisir de vous présenter aujourd’hui est quelqu’un que j’estime et j’apprécie beaucoup. Quelqu’un qui a de la passion pour son métier et qui a su se démarquer par sa transparence et sa force de caractère. Il s’agit de Michelle BLANC, l’un de mes premiers lecteurs canadiens, et qui a été le tremplin vers le public canadien pour ce blog. Je vous laisse donc avec cet échange et je remercie Michelle pour sa sympathie et pour avoir accepté de participer à ce jeu
On commence par une petite présentation ?
Michelle Blanc est
l’une des premières titulaires de la M.Sc. Commerce électronique, avec
une spécialisation en gestion, au Canada. Madame Blanc a de nombreuses
publications scientifiques, de recherches, didactiques et de
vulgarisation en plus d’animer le blogue michelleblanc.com qui est l’un
des coups de cœur de la prestigieuse revue de marketing française
Strategies.fr et son blogue est classé comme l’un des plus influents
blogue techno francophone mondial selon plusieurs sources. Elle est
aussi coauteure de Pourquoi Bloguer dans un contexte d’affaires a aussi
été impliquée dans de nombreux mandats d’analyses, de stratégies et de
conseil de gestion et de marketing Internet dans un grand éventail de
secteurs industriels. Mme. Blanc a prodiguée ses conseils stratégiques
et analyses, aussi bien pour des entreprises Fortune 500, que des PME
ou organisation gouvernementale ou associative au Canada et à
l’étranger. Elle fait d’ailleurs partie du groupe des 50 experts
canadiens consultés par Industrie Canada afin de déterminer les
objectifs et politiques du gouvernement du Canada en matière d’économie
numérique pour le marché intérieur ou pour la position canadienne aux
forums internationaux comme l’OCDE. À titre de conférencière, madame
Blanc a débuté son parcours à l’illustre Council on e-business
innovation du Conference Board of Canada et as par la suite fait de
nombreuses conférences ici et ailleurs.
Madame Blanc est aussi la
cofondatrice et présidente de Yulbiz.org, groupe de gens d’affaires qui
s’intéressent aux blogues et de blogueurs qui s’intéressent aux
affaires. Deux ans après sa création, Yulbiz est déjà dans 5 pays.
Pourquoi faites vous de la veille ?
Je
fais de la veille afin de savoir et de comprendre qu’elles seront les
tendances technologiques, marketing et communicationnelles qui
apporteront des bénéfices d’affaires à mes clients.
Pouvez vous nous décrire vos pratiques de veille ?
Je lis les blogues, les magazines spécialisés et j’utilise de plus en plus Twitter comme source d’informations pertinentes.
Combien d’heures consacrez vous à la veille par semaine (en moyenne) ?
Je
fais de la veille 5 heures par semaine pour mon blogue et plusieurs
heures additionnelles qui sont payés par mes clients et ces heures
varient en fonction des mandats qui me sont octroyés.
Quelles
sont les difficultés que vous rencontrez lors de vos veilles ?
Avec l’expérience et la connaissance des outils et
des corpus, je n’ai pas de difficultés particulières étant donné que je
suis rapidement capable de juger de la pertinence de mes sources.
Quelles solutions avez vous mis en place pour les contourner ?
Grâce
à des outils comme Technorati ou Wikio qui permettent de visualiser
rapidement l’influence d’un blogue, je n’ai pas de difficulté
particulière à évaluer la pertinence.
Selon vous,
pourquoi la veille est nécessaire à l’heure des médias sociaux : 1/
pour les individus 2/pour les entreprises 3/ pour l’Etat
La
veille est nécessaire pour les individus puisqu’ils doivent « contrôler
» leur image personnelle sur le web parce que de plus en plus
d’employeurs visiteront leurs divers profils afin de décider de les
embaucher ou de leur donner (ou non) une promotion. Pour les
entreprises, la veille permet d’acquérir une avance concurrentielle sur
la compétition, permet de savoir quels sont les innovations
susceptibles d’accroître les bénéfices, augmenter la satisfaction
client ou de baisser les coûts. De plus, les entreprises se doivent de
suivre les conversations à leur propos (brand monitoring) afin
d’améliorer les lacunes que leurs services ou produits peuvent avoir et
d’instaurer un dialogue avec les clients, dialogue qui peut déjà avoir
lieu à des endroits divers de la toile.
Pour les gouvernements,
la question de la démocratie en ligne devient de plus en plus
importante. On se rend compte aussi à quel point aux USA ou en France
le marketing politique se fait de plus en plus en ligne. La veille,
dans ces circonstances, deviens un outil essentiel d’appréhension des
changements et de mise à jour des politiques gouvernementales. Par
exemple, dans la rédaction des lois nationales, il devient de plus en
plus pertinent de comprendre les mouvances technologiques et
sociologiques qui existent sur le Web, afin de rédiger des lois qui
seront efficaces et qui prendront en compte les réalités numériques qui
peuvent être très différentes des réalités physiques. L’économie
numérique a aussi ses propres contraintes qui divergent avec celles des
économies traditionnelles. Il est donc important pour les instances
gouvernementales de comprendre et de s’ajuster à ces réalités.
Finalement, dans l’aspect service aux citoyens, les gouvernements ont
des économies d’échelles importantes à faire s’ils arrivent à numériser
leurs prestations aux citoyens. Ils se doivent donc d’en comprendre les
mécanismes efficaces…
Des prédictions pour 2009 ?
L’entrée
massive des jeunes de la génération Net va changer radicalement les
manières de gérer les TI dans les entreprises. Ces jeunes ont
l’habitude de l’informatique personnelle qui est beaucoup plus en
avance que l’informatique d’affaires et ils vont exiger d’avoir accès
aux outils qu’ils connaissent (pensons à Skype, Facebook, blogue, chat,
etc.). Twitter est aussi un outil qui m’excite beaucoup. Ce n’est pas
encore un outil qui est utilisé par la masse, mais les utilisateurs
précoces qui y sont déjà, sont les « supergeek » qui sont aussi les
blogueurs influents et se retrouvent dans le 2e groupe le plus influent
du Web, après les médias traditionnels. Il est donc impératif de
comprendre de quoi ils discutent entre eux et de débuter un dialogue
avec eux. Ce dialogue pourra se retrouver dans leurs blogues pour être
ensuite repris intégralement par les médias traditionnels.
La veille 2.0 et ses outils
« Le développement d’une nouvelle génération de services comme le web
2.0. permet d’offrir une information riche et accessible rapidement.
L’accroissement des modes de travail collaboratif, notamment sous la
forme de réseaux d’entreprises, influence profondément la veille et
transforme les pratiques habituelles de l’intelligence économique.
Illustré de nombreux retours d’expériences, La veille 2.0 et ses outils
dresse un bilan prospectif de ces nouveaux usages. Il présente aussi
bien les concepts théoriques que les implémentations pratiques du
déploiement des réseaux qui améliore notablement la mise en œuvre de la
veille dans les organisations. Cet ouvrage s’adresse à l’ensemble des
professionnels impliqués dans un projet d’intelligence économique :
veilleur, gestionnaire de l’information, directeur des systèmes
d’information, maître d’ouvrage, chef de projet, consultant ou
utilisateur. Il s’adresse également aux étudiants de master, d’écoles
d’ingénieurs et de commerce. »
Chronique : L'enjeu du marché privé de l'information
Posté par Aref JDEY dans Intelligence économique le 19 septembre 2008
« Il apparaît donc un nouveau marché de l’information stimulé par
les technologies de l’information et de la communication. Celui qui
sait, non seulement vend mieux mais influence durablement son
environnement. Cette vérité anglo-saxonne, asiatique, russe ou
brésilienne n’est pas encore inscrite sur les tables de la loi des
entreprises d’origine française. Seule une minorité d’entre elles a
compris l’importance du sujet. C’est aussi ce déficit là qu’il faut
combler. Comment s’y prendre dès lors que les experts économistes
hexagonaux n’ont rien ou si peu de choses à dire sur un sujet aussi
sensible ? La démarche autour de l’intelligence économique a été une
première tentative. Il y en aura d’autres. »
Usine Nouvelle (18/09/08)
Conférence internationale sur l'intelligence territoriale à Besançon
Posté par Aref JDEY dans Intelligence économique le 18 septembre 2008
Une conférence internationale sur l’intelligence
territoriale se tiendra les 16 et 17 octobre à Besançon, en France. Cet
évènement constitue la dernière conférence du projet CAENTI
(Coordination action of the European network of territorial
intelligence) financé par l’UE.
Au cours de la conférence, les résultats scientifiques du projet
CAENTI seront présentés de manière générale. Les détails concernant les
lots de travaux et les groupes de coordination seront, quant à eux,
présentés dans le cadre d’ateliers thématiques.
Dans le contexte d’une société fondée sur la connaissance,
l’intelligence territoriale met l’accent sur la relation entre la
production de connaissances et l’action territoriale, ainsi que sur
l’importance du capital social et humain dans le processus
d’innovation. La conférence vise à approfondir les connaissances
concernant l’intelligence territoriale et les opportunités qu’elle
présente en vue de promouvoir le développement durable en Europe.
Pour de plus amples informations, consulter:
http://www.territorial-intelligence.eu/


